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Tome deuxième.
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Avec bien plus de raison, du haut des Pyré-nées, contemplant à nos pieds la vaste pénin-sule espagnole (si quelque nécessité politique,si quelque raison véritable nous avoit prescritde l’envahir militairement), nous aurions dûreconnoître au moins que c’étoit un gâteau qu’ilfalloit couper par tranches.

Incontestablement,d’après ce que nous venonsd’observer dans l’histoire et dans la géographie ,la première partie de la conquête devoit se bor-ner à l’Èbre.

Cette partie de l’Espagne, une fois solidementoccupée, assuroit à son tour, d’une manière àpeu près infaillible, la possession de toutes lesautres.

La seconde période de l’expédition devoitnous mener sur la ligne du Duero, et s’y arrêter;

La troisième devoit s’arrêter sur le Tage;

La quatrième enfin, embrasser tout le restedu grand cap que forme la Péninsule, depuisTolède et. la ligne du Tage, jusqu’à Cadix et audétroit de Gibraltar.

A cet effet, il étoit nécessaire que deux arméesmanœuvrassent simultanément et parallèlement,toujours en communication sur leurs flancs et par-leurs derrières, agissant toujours avec ordre, et§’avançant avec circonspection :