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de guerre nouveau pour eux. Mais, chez eux, lesEspagnols ont, de tout temps, fait de préférenceet avec succès, cette guerre de poste, cette guerrede miquelets qui arrête sans cesse les armées etles oblige à des détachemens multipliés, cetteguerre où les masses s’épuisent à manœuvrer de-vant des poignées d’hommes, devant des indivi-dus, lesquels s’évanouissent ou se cachent, pourse rallier et pour reparoître avec autant de faci-lité qu’on a de peine à les trouver et à les pour-suivre. Le meilleur usage à faire d’une armée, ende telles circonstances, c’est de renoncer auxbrillantes manœuvres, de la conserver toujoursprête à agir, et de n’agir qu’avec infiniment deprécaution et de chances de succès ; mais faire laguerre devant ces ombres d’armées avec des pré-tentions tacticiennes comme devant des arméesrégulières, est une erreur qu’on paie cher ; desnoyaux seulement se maintiennent, des bandesse promènent devant vous; elles excitent par-tout l’insurrection, et vous laissent ensuite auxprises avec les paysans parmi lesquels elles semêlent et se confondent; ainsi vous êtes placésdans l’alternative, ou de détruire la populationentière et de ravager le pays qui doit vous nour-rir, ou de laisser toutes vos manœuvres sans ré-sultat, après avoir perdu, par la fatigue des mar-ches vos plus actifs voltigeurs, par les coups de
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