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Tome deuxième.
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sur nos derrières l’imminente Autriche qui, sansdoute, avoit déjà donné des gages aux alliés, etqui n’attendoit, pour jeter le masque, qu’unecirconstance favorable ou l’achèvement de sespréparatifs.

En attendant, ceux des alliés qui avoient com-battu, bien que réellement vaincus, nous affoi-blissoient de jour en jour infiniment plus qu’ilsne s’affoiblissoient eux-mêmes ; ils perdoient peude monde, ils s’étendoient au loin, par leur nom-breuse cavalerie, dans un pays ami où ils vivoientbeaucoup mieux que les vainqueurs : à ceux-ciil n’arrivoit plus de France que des enfans dontla première ardeur étoit promptement dissipée,la force bientôt épuisée ; le chef tout-puissantavoit tenté de suppléer au personnel par le ma-tériel : un ensemble de trois cents mille hommes,qui étoient en mouvement depuis le Rhin jusqu’àl’Oder, traînoit jusqu’à quatorze cents canons decampagne; c’étoit près de cinq pièces par millecombattans. Les officiers expérimentés s’affli-geoient et s’effrayoient de cette profusion, de sescauses et de ses effets. Ils jugeoient, en voyantun tel accroissement de l’artillerie, que les autresarmes suffiroient à peine pour garder celle-ci ; eteffectivement, la campagne n’avoit pas été plustôt ouverte, qu’on nous avoit enlevé de tous côtésdu canon sur les routes, sur les champs de bataille,