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pend, comme dans les autres arbres , de laconvenance du sol sur lequel il est planté.Le plus gros que j’ai vu avoit un peu plus dedix-huit pieds de tour. Il étoit creux, et sonpropriétaire avoit pratiqué un toit à porc dansson intérieur.
Sa tige est courte , et son envergure estquelquefois de quatre-vingt pieds. L’ombreépaisse qu’il répand autour de lui , et sesracines longues et fortes , empêchent qu’ilne croisse aucune plante sur le terrein qu’iloccupe j mais le produit de ses fruits indem-nise avec avantage le propriétaire du tortqu’il occasionne aux récoltes voisines , lors-que le terrein en est mauvais, ou même mé-diocre. Sur les bonnes terres, le produit n’estplus qu’équivalant à ce tort, et il n’est plus suf-fisant pour couvrir les dommages qu’il fait surles meilleures terres. C’est d’après ces don-nées qu’un propriétaire intelligent doit seconduire dans les plantations de noyers.
Il y auroit d’ailleurs un grand avantage à lesplanter le long des grandes routes et des che-mins vicinaux, si leurs fruits n’y étoient pasaussi exposés au pillage des voyageurs.
Le noyer repousse de souche , lorsqu’iln’est pas abattu trop vieux j et si on la re-