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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. I. Ltv. II. t 73les souterreins de Thèbes, où Ls prêtres inscrivoicnt en carac-tères hiéroglyphiques ou inconnus au vulgaire, les découvertesréelles ou prétendues qu’ils avoient faites. Mais j’aime mieuxcroire que Thot a été un personnage réel, duquel ces colonnesont pu prendre le nom, comme, chez nous, le Mercure estun livre qui prend son nom du Mèhtttre, messager des Dieux ;et c’est le sentiment de M. de laNause qui, dans les mémoiresde l’académie des inscriptions, t. 14, tâche d’établir que Thotn’est autre chose que le roi dselh ou Sêthos , qui vivoit environun siècle avant la guerre de Troye.

J’ai parléailleurs de Petosiris et Necepsos , qui, indépendam-ment de leurs visions astrologiques, étoient de pauvres astro-nomes, si le sentiment que Pline leur attribue sur les distancesde la Lune, du Soleil et de Saturne à la terre, fut vraimentle leur. Mais il est trop absurde pour pouvoir se le persuader.Voici encore les noms de trois de ces philosophes Egyptiens,que Clément d'AIexandiie nous a conservés dans le premierlivre de ses Stroniates ou Tapisseries. L’un d’eux se nommoitSenchez , et fut, dit il, le maître de Pythaaore. Le secondnommé Senck-Euphis d’Héliopolis, fut l’instituteur de Platon ;le 3 e enfin se nommoit Konuphis , et fut celui qui instruisitEudoa?e de Cnyde, et qui apparemment lui enseigna le mou-vement des cinq planètes, sujet auquel les Grecs navoient pasencore osé toucher. .Remarquons cependant qhe.si c’est de ceKonuphis , que le philosophe Grec tint son bypodièse sur cesplanètes, on peut dire à coup sûr que la philosophie Egyp-tienne en étoit encore à sa première enfance.

Nous devons à M. Bruce, l'auteur du célèbre voyage enAbyssinie et aux sources du Nil, quelques traits relatifs à l’as-tronomie Egyptienne, qui ne peuvent être mieux placés qu ici.Il nous apprend, par exemple (1 vol. p. 178), qu’il subsisteencore à Axum , l’ancienne capitale de la haute Egypte , unobélisque en place et bien conservé, qui a été, selon toute pro-babilité, destiné à des observations astronomiques. Il est, dit-il, sans hiéroglyphes, une face tournée directement au sud,son sommet fort aminci et terminé par une forme demi-circu-laire j le pavé en est nivelle d’une manière très-exacte , etl’on y distingue, aussi bien qu’il est possible, la vraie ombre dela pénombre. Il y en a, dit-il, encore plusieurs semblables enEgypte. Quant à celui dont nous parlons, il en attribue l’érec-tion à Ptolémée Evergètes , dans la vue de servir aux observa-tions d ' Eratosthènes. Mais cela ne paroît appuyé parce voyageursur aucune raison ; et comme tous ces ouvrages gigantesquesqu’on trouve en Egypte, sont antérieurs au règne des princesGrecs dans ce pays-là, je serois porté à croire que ce monu*:

Tome I. K