7 .{ HISTOIRE
ment tient plutôt à l’ancienne astronomie Egyptienne , qu’à la.moderne. Il n’tst guère probable <]i e ce V tu le niée, élevant inpareil monument, l'eut placé si loin du siégé de l’astronomieet de l'académie d’Alexandrie, d’autant plus qu’Axum e.A sousun climat, cpie M. Bruce nous apprend lui même être très-défavorable à l'astronomie pendant plusieurs mois de l’aimée.
L’autre trait relatif à l’astronomie Egyptienne, que nousdevons à M. Bruce , regarde l’usage de certaines pierres gra-vées ou sculptées , de l'une desquelles il nous a donnéla représentation dans le premier volume de son voyage (pag.476 tt 4 <jo). Celle ci fut trouvée à Axmn, et lui lut donnéepar l'empereur, qui connoissoit sa curiosité à cet égard. Elle a18 pouces de hauteur, et quelques pouces d’épaisseur. Une deses laces présente une ligure humaine, sculptée avec diversattributs qui semblent ne convenir qu’au fameux personnageEgyptien le T Lot (1) , et sur l’autre face, au-dessous d’uneespèce de ceintre chargé de deux rangs de figures , sont sculp-tées huit colonnes, qui, avec deux autres latérales sur l’épais-seur, forment dix colonnes chargées d hiéroglyphes. Quelquesmonumcus pareils se retrouvent, dit-il, dans les cabinets decuiiositcs Egyptiennes. M. Bruce conjecture que celte pierredoit une de ces sculptures que les anciens appeloient un livreou un almanach, et qu'ils oxposoient au public pour l’ins-tuiiie de l'état des cieux, du cours des saisons et des travauxpropres à chacune d'elles. Mais pourquoi seulement huit ou dixcolonnes? l’armée n étoit-i lie alors divisée qu’en un pareil nombrede parties? Cela pouiroit beaucoup attoihlir la vraisemblancede cette conjecture, que j’ai cru cependant devoir rapporterici pour ne lien omettre de ce qui concerne l’astronomieEgyptienne.
V I I.
On ne doit pas chercher dans la Grèce des vestiges de tra-vaux astronomiques, aussi anciens que ceux des Chaldéens etdes Egyptiens. Ces derniers éloient déjà des ptmples anciens,lorsque les Grecs en étoûnt au premier degré de la civilisation.Aussi les Egyptiens et les Chaldéens avoient déjà lait des eltorlspour reconnoîtte la durée des périodes célestes, et l’ai large-ment de l’Univers que les Giecs commerçoifnt à peine a leverles yeux vers le ciel. Toute leur astronomie, jusqu au tempsde Thaïes et de }‘\thagore , consiste à avoir peut-êiie donnéles noms à quelques constellations, à remarquer les levers et
(1) Clément d’Alexandrie, attribue à Thct ou Hermès TnstnégLte , quatretraités ou livres d’ttsircnomie.