DES MATHÉMATIQUES. Purr. I. Ltv. II. 7 S
couchers heliaques ou achroniques de quelques étoiles oucroupes d’étoiles remarquables, comme 1 Lpi de la Vierge,les Hyades, les Pléiades, eic. C’est là tout ce cpie nous pré-sentent les éc its d’Hésiode et d 'Ilumère, les plus auci ns poètesqui nous soyent ])arvenus.
11 n’est presque point de héros Grec , dont les poètes oud’autres écrivains u’ayent fait des hommes fort verses dans lascience des astres. Lu ri paie , Sophocle , J.sehyle , nous pré-sentent sur la scène Vromethèe, Hercule , Pa/amède , commetrès-attaches à l’étude du ciel ; mais il iuudroit être bien cré-dule pour voir quelque véiité historique dans ces déclamationsthéâtrales. Lucien et Hyqi'i ont expliqué astronomiquementun grand nombre de traits de la mythologie Grecque. Ce sont-là de pures visions. Les esprits raisonnables doivent être fortsurpris de voir Lucien, dans son livre de Astro/opia , trouverdans P/uiéton un astronome qui mourut an milieu de ses obser-vations, pour reconnoître le mouvement du soleil, et qu’ondit par cette raison avoir été foudroyé par Jupiter. On a avecautant de fondement transformé en astronomes , Dédale ,Atrée et Thieste , Bellerop/ion , Piresias, etc. On l a déjàdit , et nous ne craindrons pas de le répéter. Toutes ces expli-cations sont d’une puérilité extrême. S’il est quelque sens rai-sonnable à donner aux labiés débitées sur les personnages ci-dessus, c’est que Déilale échappa à Alinos sur une frêle embar-cation , où peut-être adapta-t-il le premier une voile, et qu’ileut le bonheur d’arriver, tandis que son fils Icare périt fautede savoir la manœuvrer; c\n Atrée et Thieste , par un effet deleur haine féroce , commirent des crimes propres, en termesfigmés, à faire reculer le soleil d’elfroi, ect.
Le monument le plus remarquable de l’ancienne astronomieGrecque, paroît être la division du ciel en constellations. Car,quoi que l’on en dise, nous sommes portés â penser qu’elle estau moins en grande partie, l’ouvrage des Grecs peu antérieursà l’époque de la guerre de Troye Comme cette division sub-siste encore dans notre astronomie , c’est un point qui méritede nous occuper avec quel pie étendue.
Tous les hommes, que leurs occupations ou leur demeuremettent à portée de lever souvent les yeux au ciel, ne manquentpoint de donner des noms aux groupes d’étoiles remarquablespar leur forme ou leur éclat. Tantôt cette dénomination esttirée de leur ressemblance avec îles objets que ces observateursgrossiers ont sans cesse sous les yeux , tantôt ils leur appliquentles noms des personnages qui figurent dans les traits d’histoireles plus célèbres. Quelquefois ils ont égard aux effets que l’ap-parition ou l’occultation de ces étoiles semblent produire. Nous
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