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DES MATHÉMATIQUES. Part. HL Liv. I. 483traits d’une ignorance extrême. fK?n ne fut plus mal arrangéque le calendrier, dont les Romains se servirent jusqu’à Jules-César. Komulus n’avoit composé l’année que de 3.jo jours ;on ne- devoit guère plus attendre de ce fondateur de Rome.Numa, qui étoit un philosophe qu’on tira de la retraite pourle mettre sur le trône, donna au calendrier romain une formeplus passable. Soit qu’il eut puisé chez les Grecs une connois-sance approchée de la durée des années solaire et lunaire, soitque ce fut l’ouvrage de ses réflexions, il fixa la première à365 jours , et la seconde à 354- En conséquence il voulut quel’année romaine fût composée de n mois, alternativement de
29 et de 3o jours, afin de se conformer aux iuouveinens deIn. Lune , et que de deux en deux on ajoutât un mois intercalairealternativement de 22 ou -j.S jours, afin de s’accorder avec le mou-vement du Soleil. Mais il est facile de voir que Numa manquoit l’unde ces deux objets, et que son année ne s’a ccordoit que de deuxen deux ans avec le cours du Soleil , rarement et seulementpar hazard avec celui de la Lune. Numa sentit, ce semble,1 imperfection de son calendrier, et il préposa les Pontifes pour•y veiller , et pour l’accorder avec les mmivemens célestes, quandil s’en écart.eroit trop : il les exhorta même à s’adonner à l'as-tronomie pour y réussir avec plus de succès. Mais ils remplirentmal les intentions de ce prince , comme nous le verrons bien-tôt ; et l’on peut dire, à la honte de ce peuple, dominateur del'Univers , que jusques à Jules-César , il fut , en ce qui con-cerne son calendrier, au-dessous de tous les peuples connus ,même de plusieurs qu’il traitait de Barbares.
L’art de diviser la journée ne parut que tard à Rome;car on n’y connut, jusques et au-delà du milieu du cinquièmesiècle de sa fondation , que le lever et le coucher du Soleilavec le midi. Ce dernier étoit marqué par l’arrivée du Soleil,entre la tribune aux harangues, et un lieu noram c (rraecosta-ris. Alors un héraut préposé à guetter le moment, le procla-moit au peuple. Les gens de qualité, à l’imitation des Grecs,avoient des esclaves qui leur en apportaient l’annonce. LuciusPapirius Cursor fut le premier qui fit connoître aux Romainsune horloge solaire. Onze ans avant la guerre de Pyrrhus, ouPan 460 de Rome, il en fit tracer une près du temple de Qui-rinus , pour accomplir un voeu de son père. Pline qui racontece fait ( 1 ) , en doute cependant, et bientôt après, il ajouteque, selon Varron, le premier cadtan solaire fut placé à Rome
30 ans plus tard, et pendant la première guerre Punique, parle consul Valérius Messala , qui l’avoit fait transporter de Cataneaprès la prise de cette ville , mais qu’il remplissoit mal sa des-
(i) Hiit. Ifjt. 1. 7, cap. 60.
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