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Tome premier.
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691
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DES MATHÉMATIQUES. Part. III. Liv. V. 691et quelques autres. Mais ils toinboient dans plusieurs erreurs àla fois; car ils ne faisoient point de distinction entre le casdes directions parallèles, et celui des directions convergentesà un point. Dans le premier, la balance restera dans la situa-tion inclinée : dans le second, tant sen faut quelle revienneà la situation horizontale, quau contraire elle continuera àsincliner de plus en plus jusquà ce quelle soit devenue ver-ticale. Guido Ubaldi qui les réfuta, névita lui-même quunepartie de ces erreurs : car après avoir montré que la balanceresteroit dans la situation inclinée, si les directions étoientparallèles , il sefforça détendre la même décision au cas danslequel elles convergent. La cause de son illusion fut davoirpensé que dans le cas des directions convergentes, le centrede gravité étoit le même , soit que la balance fût horizontale,soit quelle fût inclinée. Une théorie plus approfondie de lastatique , nous apprend que ce centre de gravité nest fixe quedans le cas des directions parallèles, quelle que soit la situa-tion du corps ; mais dans lautre cas, il varie, soit que lecorps approche du centre des directions , soit quil change deposition à légard de ce centre. Dans la question dont il sagitici, le centre de gravité passe du coté du bras quon incline,et séloigne dautant plus du point dappui, que la balanceapproche davantage de la situation verticale. Il y auroit plu-sieurs choses curieuses à dire sur ce sujet ; mais je laisse aulecteur versé dans la mécanique , le plaisir de les trouver.

Le marquis Guido Ubaldi débrouilla cependant un peu lastatique dans sa Mécanique imprimée en 1577. Cet ouvragecontient sur plusieurs points une doctrine judicieuse et solide.Ubaldi y fait usage de la méthode employée, au rapport dePappus, par les mécaniciens anciens, savoir de réduire toutesles machines au levier, et il lapplique heureusement à quel-ques puissances mécaniques, entrautres aux poulies dont ilexamine avec sein la plûpart des combinaisons. Ce livre aureste nest pas entièrement exempt derreurs. Outre celle dontnous avons parlé plus haut, Ubaldi en commet une autre ence qui concerne le plan incliné : car il admet la détermi-nation que Pappus avoit donnée autrefois, du rapport de lapuissance au poids dans cette machine ; détermination qui estvicieuse à plusieurs égards ( 1 ). Cest à Stevin le premier quenous devons la résolution exacte de ce problème mécanique ,aussi bien que de divers autres. Nous remettons au volume sui-vant à rendre compte des idées heureuses de ce Mécanicien.

( 1 ) \ vyez Papp. Coll. Math. 1 . 8, prop. 9.

S s s s 2