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La vis d’Archimède lut l’objet d’un traité particulier deGuido Ubaldi. On sait que cette machine n’est autre chosequ’un canal spiral pratiqué autour d’un cylindre , et que cecylindre étant incliné à l'horizon, un poids quelconque entrantpar l’embouchure inférieure du canal, s’élève à mesure quela machine tourne sur son axe, et sort par l’embouchuresupérieure. Cette machine a cela de remarquable , que c’esten quelque sorte le propre poids du corps et sa propension àdescendre, qui le lait s’élever. Ubaldi examine cet effet etdiverses autres propriétés de cette machine , dans ce traité quiest un mélange de mécanique et de géométrie pure. Il futpublié seulement, en 161 j , par son fils , sous le titre de Cochleâ.M. Daniel Bernoulli a traité depuis ce sujet plus brièvementdans son Hydrodynamique ; je n’ai que faire d’ajouter avecplus de profondeur; il n’est aucun lecteur qui ne me préviennedans ce jugement.
Le marquis Guido Ubaldi étoit de l’illustre maison delMonte, qui possédoit en Italie quelques châteaux et territoiresen toute suzeraineté. Il fut élève de Commandin , sous les ins-tructions duquel il fit de rapides progrès dès sa tendre jeu-nesse. Il passa la plus grande partie de sa vie dans son châ-teau de Monte-Barrocio , uniquement occupé de l’étude. Ona de lui divers ouvrages, dont les titres sont": Mccanicoruni,libri 6'; c’est celui dont on vient de parler; Jn P lanispherium.demonslrationes ; Jn Archimedem de ne quipondérant} bus Para-phrasis ; Délia correzione del P arma è deüa emendazionedel Calendario ; Perspectivae libri 6, etc., qu’il dédia à sonfrère le cardinal Alessandro Del Monte ; de Cochleâ , ouvrageposthume qui parut en i 6 i 5 . Nous ignorons la date précisede sa naissance et de sa mort. Voyez Bernard. Baldi, ChronicaMathem.
La science du mouvement des projectiles occupa aussi quel-ques mécaniciens du seizième siècle ; mais faute de principessolides sur le mouvement , ils n’enfantèrent que des erreurs.Les premiers qui traitèrent cette question , imaginèrent qu’uncorps poussé avec violence, comme un boulet de canon , dé-crivoit une ligne droite, jusqu’à ce que ce mouvement fûtentièrement détruit, et qu’alors il tomboit perpendiculaire-ment. On voit dans quelques auteurs ( 1 ) de ce siècle , unethéorie d’artillerie établie sur ce principe ridicule. Il y en eutd’autres qui pensèrent que le boulet décrivoit à la vérité uneligne droite au sortir de la bouche du canon ; mais qu’aprèsun certain terme son mouvement se ralentissant, il décrivoit
i) Daniel Santbech. Proble/u, Aftron, . 6, jJÔi.