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Tome second.
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DES MATHÉM ATIQUES. Part. IV. Liv. I. 5les anciens en étoient restés. On les dut principalement augéomètre italien, Lucas Valerius. Ce mathématicien s’apperce-vant qu’Archimède avoit négligé les centres de gravité dessolides, à l’exception du consoïde parabolique, et que Coin-mandin qui avoit tenté d’y suppléer , n’avoit pu résoudre quedes cas fort faciles , il s’attacha à porter plus loin cette théorie.Plus heureux ou doué de plus de génie que Cominandin , il yréussit, et détermina ces centres de gravité dans tous les co-noïdes et sphéroïdes, ainsi que dans leurs segmens coupés pardes parallèles à la base. Il publia ces vérités alors intéressantes,je dirois même assez difficiles , pour son temps , en 1604 ,dans son livre intitulé: De centro gravitatis solidorum ( Ro-mae , in-4- ) 11 nous a aussi laissé un monument de son ha-bileté en géométrie dans une double quadrature de laparabole , différente, pour les moyens , des deux qu’Archimèdeavoit données. Cet habile géomètre étoit professeur de mathé-matiques à Rome. C’est à-peu-près tout ce que nous en sa-vons.

La ville de Ragusese faisoit honneur, dans le même temps,d’un géomètre recommandable , dans la personne d’un de sespatriciens , Marin Ghetaldi. Ce qu’il nous a laissé, entr’autresson livre de resolutlone et compositione mathematica , prouvequ’il étoit très-versé dans la géométrie ancienne. 11 tenta denous rendre , sur les indications de Pappus , le livre perdud’Apollonius , intitulé : De indinationibus ; et si sa divinationsur ce sujet n’est ni aussi heureuse ni~aussi complette que cequ’on a fait depuis, elle ne laisse pas d’avoir un mérite réel.11 donne les raisons pour lesquelles il fut obligé de laisser sontravail imparfait; ce fut une mission dont il fut chargé auprèsdu Grand Seigneur. On a encore de lui un Supplementum Ap-pollonii Galli , où il résoud quelques problèmes du livre deTactionibus , du géomètre Grec , que Viète avoit négligés.Mais il faut convenir que Viète avoit résolu le plus difficilede tous. Je passe sous silence quelques autres ouvrages deGhetaldi peu importans , ou appartenans à d’autres branchesdes mathématiques Ce géomètre mourut, je crois, dans lecours de sa légation à la Porte, vers 160p.

Nous placerons encore ici un géomètre Ecossois , en quel-que sorte naturalisé François , savoir Alexandre Anderson,C’étoit, à ce qu’il paroît, un ami ou disciple de Viète, dontil publia quelques écrits posthumes , soit géométriques , soitanalytiques. 11 possédoit aussi fort bien l’analyse ancienne, cedont il donna un essai dans son Supplementum Apolloniiredivivi, où il supplée en effet ce que Ghetaldi avoit laisséd’incomplet dans son ouvrage.