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Tome second.
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HISTOIRE

Les Pays - Bas virent aussi fleurir , clans ce commencementdu dix-septième siècle, quelques géomètres qui doivent figurerdans cet ouvrage. Le premier dont nous parlerons , est Lu-dolph \ an-Ceulen ; il est célèbre par lapproximation quil adonnée, du rapport du diamètre du cercle à la circonférence,et dans laquelle il lemporte de beaucoup sur Archimède , Me-nus, Viète , Adrianus Romanus, qui sétoient évertués à res-serrer de plus en plus les limites de ce rapport.. Il y a voitquelque temps cjuAdrianus Romanus avoit poussé cette ap-proximation jusqu'à 17 décimales. Mais Ludolph la porta àune exactitude bien plus grande, dans son livre de Circuloet adscriptis , qui parut dabord en Hollandois en 1610, etque Snellius ne dédaigna pas de traduire en latin sous le titreci dessus, en i 6 i 5 . il fait voir que le diamètre du cercleétant lunité , suivie de 35 zéro, la circonférence est plusgrande que 3,14159,26535,89793,28846,26433,83279,50288 etmoindre que le même nombre augmenté de lunité. Ainsi lerreurest moindre quune fraction dont lunité seroit le numérateur,et le dénominateur un nombre de 36 chiffres. Limaginationest effrayée, lorsquelle tente de se représenter lextrême peti-tesse de cette fraction : car elle est moindre et beaucoupmoindre , à légard de lunité, que lépaisseur dun cheveu surla circonférence dun cercle , dont le rayon seroit la distanceentre nous et les fixes les plus voisines. Ludolph desira, àlexemple dArchiinède, que ces nombres fussent gravés sur sontombeau. Cela a été exécuté (1) , et jai même lu quelquepart, quon voit ce monument dans une ville dAllemagne,voidne des Pays-Bas. Il faut cependant convenir que le travailde ce géomètre annonce plus de courage et de patience quede génie. Car il suivit simplement le procédé dArchimède, endoublant continuellement le nombre des côtés des polygonesinscrits et circonscrits, jusquà ce quil fût parvenu à deux,dont les contours différassent de moins que l'unité , sur unnombre composé de 35 chiffres. On a au reste de lui quelquesautres ouvrages , tels que ceux-ci : Fundamenta Arith. et geo*metrica. Zctemata ( seu probleinata ) geometrica. Ce dernierprouve que Ludolph étoit un habile analyste, et quil manioitlalgèbre avec beaucoup de dextérité.

Le second des géomètres Hollandois, dont nous avons à par-ler ici, est le célèbre Willebrord Snellius., en i 5 pi , dunpère(Rodolph Snellius), qui étoit lui-même habile géomètrece professeur à Leyde , il entra fort jeune dans la carrière de

! l) Wilieb. Snellii, Cyclometricus , p. 53-