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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. I. 27calcul astronomique de ce temps, et pour correspondre à ses tablesRudolphines qu’il alloit publier. 11 développa bientôt après lesusages de cette table de logarithmes , plus compliqués , il fautl’avouer , que ceux de nos tables actuelles , dans l’ouvrage quiparut, en 16z5, sous le titre de Supplementurn Chiliadis Loga-rithmorum. Son gendre, Bartschius , l’aida beaucoup dans cetravail, et donna lui-même, en 1629, de nouvelles tables ma-nuelles de logaiithmes , appliquées au calcul astronomique , quiont été réimprimées asseziriutileinent à Strasbourg , en 1701 , parles soins de M. Eisenschmidt, qui étoit apparemment fort arriérésur la marche de la science à cet égard. Pierre Gruger, astronomede Dantzick , publia aussi, en 1684 (i/z-8°), des tables de loga-rithmes ; mais comme Kepler et Bartschius , il suivit le systèmeabandonné par Neper même pour un meilleur et plus com-mode ; ainsi leurs travaux sont aujourd’hui comme ces anciensinonuinens de la patience et de l’industrie humaine , qu’onadmire sans en faire aucun-usage. C’est ce qu’on peut dire aussidu travail de Benjamin Ursinus , à* qui , néanmoins , l’Alle-magne dut les premières connoissances de la découverte deNeper, par la publication qu’il y fit de son Canon mirificus ,dès 1618 , avec des additions et changemens , sous le titre deT ri go no me tria logarithmica usibus aiscentium accommodata ,&c. , z/z-8°. Il publia en 16-26 , in- 4 0 , une nouvelle Trigonomé-trie , accompagnée d’une table des logarithmes , intitulée : Ma-gnu s canon triangulorum logarithmicus , &c., où il se conformeau changement adopté par Neper et Briggs.

Adrien Vlacq , libraire et mathématicien Hollandois, est un deceux qui se donnèrent le plus de soins pour la propagation de ladoctrine et de l’usagû des logarithmes ; car , d’abord , il réim-prima, en 1628, à Gouda , l’ Arithmetica logarithmica de Briggs ;et la même année , il en donna une traduction françoise , sousce titre : Arithmétique l-ogarithmétique , ou la Construction etusage d’une table , contenant les logarithmes de tous les nom-bres , depuis 1 jusqu’à 100,000, &c. in-fol. Il y remplit la lacunelaissée par Briggs depuis 20,000 jusqu’à 90",000, ces logarithmescalculés jusqu’à 1 1 décimales. Quelques années après, en i683,il réimprima la Trigonornetria Britannica de Gclübrand , in-fol. ;et la même année enfin , il donna son travail propre, sous letitre de Trigonornetria artificialis seu magnus canon logarilh-micus, ad radium 1.00000.00000, et ad dena scrupula secundo,ab Adriano Vlacq Goudano constructus. Goud. in-folio. Ontrouve ici les sinus et tangentes de Briggs , ils y sont seulementpour chaque centième de degré ; mais en revanche , on n’ytrouve les logarithmes que des 20000 premiers nombres. A celaprès , ce dernier ouvrage de Vlacq réunit les deux de Briggs et