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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. II. niqui en est la suite ordinaire ne sauroient être portés plus loin.Je renvoie à quelques ai ticles plus loin ma justification sur ceque je dis ici, et ma réponse à ceux qui m’ont accusé de n’avoirpas rendu assez, de justice à l’analyste anglois.

I I I.

Nous pourrions passer ici immédiatement à l’exposition desdécouvertes analytiques de Descaftes ; mais nous croyons devoirla suspendre pour faire connoître deux analystes d’un méritedistingué qui remplissent en quelque sorte l’intervalle entreDescartes et Harriot. L’un est Bacliet de Meziriac , et l’autieAlbert Girard. Quoique nous ayons parlé du premier à l’occa-sion de ses travaux sur Diophante, il nous a paru à propos defaire connoître ici plus particulièrement cet ingénieux analyste.

Bachet étoit un gentilhomme du Bugey, qui, indépendammentdes belles lettres qu’il cultiva avec succès puisqu’il fut un despremiers membres de l’académie françoise, s’adonna spéciale-ment à des spéculations de pure arithmétique. Son édition deDiophante , et son commentaire sur cct analyste grec, pour-voient passer pour un ouvrage original, tant le manuscrit qu’iltrouva étoit défiguré, et tant les notes de Maxime Planude etde Xylander étoient imparfaites , et souvent erronées ou inintel-ligibles ; ainsi il eut souvent à deviner ou à créer. Mais ce quilui mérite surtout une place parmi les promoteurs de l’analyse ,c’est qu il est le premier parmi les modernes , et qu il a étépendant long temps preoque le seul qui ait fait faire quel qu espas à cette branche importante de l’analyse , qu’on nommel'analy;.e indéterminée , dont les questions présentent souventplus de difficultés que celles de l’analyse déterminée , et exigentpresque toujours des artifices particuliers. Ün lui doit à cet égardla résolution générale et complète des équations qu’on appelleindéterminées du premier degré , quelque soit le nombre deces indéterminées et des équations. Il annonçoit cette solutiondans son livre intitulé : Problémes plaisans et délectables quise font par les nombres , qui parut à Lyon pour la premièrefois en 1612 , et qui pour le remarquer en passant , est le pre-mier germe de celui qui est si connu sous le titre de Récréa-tions mathématiques. Dans cette édition , Bachet se bornoit àappliquer sa méthode à un problème curieux de ce genre ;mais dans l’édition de 1624 , il la développa , et il n’y a rienà y ajouter. Je Ve dis rien de ses autres ouvrages de pure litté-rature. On peut voir de plus grands détails à cet égard , et sur savie, dans 1 Histoire de l’académie française. 11 mourut en i6j8,âgé environ de quarante cinq ans.