DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. III. 181livre , sous le titre de Vattraction de ïeait , et du poids oude la statique de l’air ; nous n’avons pu nous procurer l’édi-tion llamande , pour savoir ce ijue contenoicnt ces deux partiesde son ouvrage. Un de ces titres semble annoncer que ce mathé-maticien connut la pesanteur de l'aii ; je crois cependant qu’ilpourroit bien n’y être question que de l’action de ce fluide surles voiles , les ailes de moulin , &c Stevin mourut en i 633 ,nous ignorons la date de sa naissance ; on a de ce mathémati-cien divers ouvrages , d’abord recueillis et imprimés en flamandà Leyde en 1600 , ensuite traduits en latin et imprimés en 160b jmais la précipitation du libraire à livrer cet ouvrage au publicfut cause que Sncllius ne put compléter sa traduction. On en aaussi une françoise ou plutôt gauloise, qui parut en 16J4 (in-fol.).De tous les écrits de Stevin , c’est sa Mécanique qui mérite leplus d’attention ; sa jbitificationpar écluses est encore un ouvragedigue de remarque. O11 lui attribue enfin l'invention d’un chariotà voile qui, dans les plages unies de la Hollande, alloit plusvite que les voilures les mieux attelées.
I I.
Le nom de Galilée, si célèbre dans les fastes de l’Astronomie,ne l’est guère moins dans ceux de la Mécanique ; quelques bril-lantes même que soient les découvertes dont il enrichit la pre-mière , edes 11e lui assureraient pas dans la postérité une placeaussi distinguée, que celles dont nous avons à parler ici. Il falloitbien moins de génie pour tourner un télescope vers le ciel , ety apercevoir les phénomènes dont on lui doit la découverte,que pour démêler les loix de la natme dans la clmte des corpsgraves, l’espèce de courbe qu'ils décrivent en tombant oblique-ment , la solution enfin de divers autres problèmes mécaniquesqu’il traita avec beaucoup de sagacité. Aussi remarquons - rionsque l’honneur de ses découvertes astronomiques lui fut contestépar divers concurrens , dont nous ne croyons point porter unjugement trop défavorable , en disant qu’ils lui étoient bieninférieurs dir côté du génie ; il n’en est pas ainsi de ses décou-vertes mécaniques. Seul possesseur de ce qu’elles ont de plusbrillant, il sera toujours regardé comme celui qui a principale-ment débrouillé cette partie si intéressante de nos comioissances.
Ce serait ici le lieu d’entrer dans quelques détails sur la viede cet homme célèbre \ mais comme les événemens les plusintéressans qu’elle présente tiennent à ses seritinu-ns sur le sys-tème de l’univers , nous avons cru devoir différer ces curieuxdétails jusqu’au moment où nous nous occuperons de ses décou-vertes astronomiques.