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Tome second.
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ao8 HISTOIRE

pour perfectionner la science du mouvement. A la vérité , ilsne furent pas tous également heureux ; nous ne pouvons mômedissimuler qu’en plusieurs points cet homme si bien partagédu côté du génie, se trompa d'une manière qui nous fait peinepour sa réputation. Mais il entre dans notre plan de rapporterses erreurs comme ses découvertes.

Descartes imita Galilée , en réduisant la Statique à un prin-cipe général et unique. On a de lui un traité de mécaniqueen peu de pages , ouvrage qu’il accorda à la sollicitation deM. de Zuylichem , père du célèbre Huygens , qui se plaisoitdans ces matières. Le principe auquel Descartes réduit toutecette science est qu’il faut autant de force, c’est-à-dire la mômequantité d’effort pour élever un poids à une certaine hauteur,que pour élever le double à une hauteur moindre de moitié.Car , dit-il , élever cent livres à la hauteur d’un pied , et denouveau cent livres à la même hauteur , c’est la même chosequ’élever deux cents livres à la hauteur d’un pied , ou cent àcelle de deux ; ainsi l’effet est le même , et par conséquentil faut la même quantité d’action. Nous pourrions davantagedévelopper ce principe , comme nous avons fait à l’égard decelui de Galilée. Mais nous sacrifions ce développement à labrièveté et à des objets plus intéressans.

On doit principalement à M. Descartes d’avoir enseigné plusdistinctement qu’on n’avoit encore fait les propriétés (lu mou-vement. Je me borne à dire plus distinctement , car on a déjàvu qu’on ne peut refuser au célèbre philosophe italien de lesavoir reconnues et employées dans divers écrits , soit son.Systema Cosmicnm , soit ses dialogues sur le mouvement. Nousne croyons cependant pas que ce soit de lui que Descartes lesait empruntées , le système de notre philosophe étant déjà en.grande partie arrêté avant que les écrits de Galilée eussent vule jour.

Descartes prend pour principe de toute sa Physique méca-nique , i°. que le mouvement subsiste dans un corps avec lamême vitesse et la même direction , tant qu’aucun obstaclene le détruit , ou ne change cette vitesse et cette direction.;i°. Que tout mouvement ne se fait de sa nature qu’en lignedroite ; de sorte que 3°. un corps ne se meut dans une lignecourbe que parce que sa direction est continuellement changéepar qnelqu’obstacle , sans lequel elle s’échapperoit par la tan-gente au point où cet obstacle cesseroit.

On emploie ordinairement pour prouver ces règles , l’idéedu mouvement qu'on considère comme un état du corps ;d’où l’on conclut que toute chose restant dans son état , tantqu’aucune cauoe extérieure ne l’en tire , il faut qu’un corps

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