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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. III. 2i5dexposer; il remarque dans son livre de causd gravitatis , i°. queleffort centrifuge des portions de fluide , situées dans les pa-rallèles à léquateur , se faisant dans le sens des rayons de cesparallèles , cest dans ce sens que doit se faire la réaction quicause la pesanteur ; conséquemment un corps placé partoutailleurs que dans léquateur , tendra vers laxe du tourbillon ,et non vers le centre. 2 0 . Quafin que la matière éthérée pûtpousser les corps terrestres avec la lorce que nous éprouvons,il faudroit que sa ciicotation lût dix-sept fois aussi rapide quele mouvement diurne de la terre. Mais un tourbillon de cetterapidité et de cette densité, entraîneroit avec lui tous les'cor| s,et ne manqueroit pas d'accélerer peu à peu la révolution denotre globe. 3°. Il suivrnit de l'hypothèse de Descartes que ceseroient les corps les moins denses qui pèseroient le plus , demême que ce sont les moins denses qui semblent faire plusdeffort pour sélever sur la surface des fluides plus pesans, cequi est manifestement contraire à lexpérience. Huygens napas cru quil fût possible de répondre à ces difficultés , et sestcru obligé par cette raison de donner à la matière éthérée unautre mouvement quil imagine se faire dans diverses couchessphériques, et dans tous les sens imaginables ; par on rerné-dieroit effectivement à quelques-uns des inconvéniens du tour-billon simple de Descartes ; mais le remède est pire que le mal,et ce mécanisme imaginé par M. lluygens , est avec rais jnréputé impossible.

On est donc revenu au tourbillon tel que Descartes lavoitproposé , et lon a tâché de répondre aux objections dHnygens.M. Sau rin a cru avoir résolu heureusement la première : il disoitquun fluide agissant toujours perpendiculairement à la surfacequil comprime, un tourbillon renfermé dans une surface sphé-rique exerceroit sa pression dans le sens du rayon , et (pie laréaction de cette pression , qui forme la pesanteur , se faisanten sens contraire, il devoit sensuivre que les corps tendroientvers le centre ( 1 ). Il faisoit encore sur ce sujet un autre rai-sonnement quil &eroir trop long de rapporter ; mais il semblequà lexception de ceux qui étoient intéressés à trouver cettesolution bonne, personne autre nen a porté un jugement aussiavantageux que lui. En effet , on pourroit, par un pareil rai-sonnement, prouver quun corps quon plongeroit dans un vasehémisphérique plein deau , devroit remonter perpendiculaire-ment à la surface de ce vase , et non à lhorizon. Quant à laseconde difficulté de M. lluygens , Saurin convient ingénue-ment qu'il na rien de satisfaisant à y répondre ( 2 ). A légard

(1) Journal des Savons, ann. 1703. (a) Mem. de VAcad. ann. 17C9.