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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. IV. 243de manière que cette image soit à son foyer antérieur ( Jig. j5 ).Cet oculaire rend parallèles les rayons qui composent chaquepinceau parti de chaque point de la première image. On leuroppose un second verre égal au premier , et à une distancedouble de son foyer , qui recevant ces rayons parallèles , lesfait de nouveau converger et peindre derrière lui une imageégale à la première , mais en sens contraire. On lui appliqueenfin un troisième oculaire , comme dans le Télescope astro-nomique. Voilà le Télescope appelé terrestre qui redresse lesobjets.

Ce qu’on vient de dire sur les Télescopes est un achemine-ment à la doctrine des Microscopes composés ; mais il y a dansleur construction un principe particulier qu’il faut d’abord faireconnoître. Nous avons déjà remarqué qu’un objet placé un peuau-delà du foyer d’un verre convexe, forme au-delà une imagebeaucoup plus grande et plus éloignée. Qu’on place une lentilled’un pouce de foyer , à treize lignes d’un petit objet , il seformera une image à environ treize pouces de ce verre , et ellesera douze fois aussi grande que l'objet même. C’est sur cetteaugmentation qu’est fondé l’effet que produit le Microscope.Car , qu’on présente à l’image ci-dessus un oculaire convexe ,cette image étant placée à son foyer , ce sera comme si aveccet oculaire nous regardions un objet semblable au premier ,et douze fois plus grand. Le Microscope grossira donc en raisoncomposée de l’augmentation de l’image formée par le premierverre , et de ce dont l’oculaire grossit lui - même. Voyez dansla figure 76 la forme de ce Microscope. Il est encore facile devoir que l’objet paroîtra renversé ; c’est une suite nécessairedu renversement de l’image, produit par l’objectif. Le champde la vision est aussi beaucoup plus considérable que si l’oneût employé un oculaire concave , comme on le fit d’abord.On augmente même encore ce champ, en employant au lieud’un oculaire unique , deux oculaires joints ensemble , ou àpeu de distance l’un de l’autre. Comme il n’est pas nécessairealors que chacun soit portion d’une sphère si petite , on peuten découvrir un plus grand segment , et par là on rassembleau foyer commun des deux oculaires un plus grand nombrede pinceaux latéraux de l’objet. La figure 77 met sous les yeuxla forme de cette seconde sorte de Microscope.

V.

On a vu dans l’article précédent que Kepler prit pour prin-cipes de ses recherches que l’angle de réfraction étoit le tiersde celui d’inclinaison , tant que ce dernier ne passe pas 3 o°.• H h. 2