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Tome second.
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a5a HISTOIRE

contre les principes <le Descartes quelques objections meilleuresqu’on ne seroit fondé à les attendre d’un homme qvd trouvadans la suite la quadrature du cercle , et qui entreprit de réfor-mer la Géométrie jusques dans ses axiomes. C’est , par exemple ,avec raison qu’il prétendit que la réflection ne se laisoit quepar le ressort du mobile , ou celui de la surlace qu’il choquoit ;de sorte que si l’on supposoit l’un et l’autre parfaitement durs ,il n’y en auroit aucune. Ce sont des vérités dont les Cartésienséclairés n’ont pas tardé de convenir, et iis ont lait aux suppo-sitions de Descartes les changemens convenables , comme endonnant de l’élasticité aux particules de la lumière. A l’égardde la réfraction , la principale difficulté d’Hobbes se réduisit àprétendre que l’altération de la vitesse du rayon de lumièredevoit se prendre dans la direction perpendiculaire , et noncomme Descartes le prétendoit dans sa direction totale. Hobbesétoit mal fondé en cela j il écrivit diverses lettres à Descartes,qui lui répondit conformément à ses principes ; mais Hobbesaccumulant toujours de nouvelles difficultés , notre philosopherompit ce commerce en ne recevant plus aucune de seslettres.

Nous avons commencé par Hobbes , parce que la dispute deFermât avec Descartes , eut après la mort de celui-ci une repriseavec ses successeurs , et fut suivie d'autres événemens que nousn’avons pas voulu séparer. Fermât étoit entré le premier dansla lice , et avoit eu par des moyens qu’il est inutile de rap-porter , un exemplaire de la Dioptrique de Descartes , à l’insçude son auteur , qui ne l’a voit pas encoie mise au jour II sehâta tellement de l’attaquer , qu’il n’attendit même pas qu’elleparût , ce qui choqua fort Descartes. Il compara le procédé deFermât à celui d’un homme qui avoit voulu étouffer son fruitavant sa naissance , et il en garda toujours une sorte de ressen-timent , qu’on voit encore éclater dans des lettres écrites aprèsleur réconciliation.

Les premières objections de Fermât, il faut en convenir, nelui font pas beaucoup d’honneur , et elles prouvent seulementqu’il n’étoit pas aussi grand physicien que géomètre. On le voiten effet contester d’abord le principe de la décomposition dumouvement ; mais il abandonna ensuite cette objection , et ils’en tint à nier à Descartes que 1 altération du mouvement deson mobile dût se prendre dans la direction totale ; Descartes ,de son côté , établit assez mal ce point fondamental de sonexplication $ enfin la dispute s’aigrissoit, lorsque des amis com-muns entreprirent de les réconcilier. Fermât fit les premièrespropositions de paix , et elles furent acceptées par Descartes. Ilss’écrivirent mutuellement des lettres polies , mais sans changer