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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Pa»t. IV. Liv. IV. a5iCelle-ci n’est pas aussi facile à admettre , ni à justifier que laprécédente , à l’aide des seuls principes qu’employoit Descartes,et c’est là la source des objections les plus fondées qu’on fassecontre son explication. Cela est bien vrai dans la réflection ,parce que le mobile ne pénètre point dans le second milieu , etque si la direction perpendiculaire étoit détruite , il se mouvoitparallèlement à cette surface avec sa seule vitesse FR ; maisaussitôt qu’il s’y plonge tant soit peu , son mouvement doit enéprouver de la résistance ou une plus grande facilité dans cesens comme dans l’autre , et par conséquent souffrir de 1 alté-ration. Cette supposition est néanmoins vraie matériellement ,qu’on me permette ce terme de l’école, c’est à-dire, que quoiqueDescartes ne puisse en donner aucune bonne raison, elle a cepen-dant lieu ; car si nous ne nous abusons pas sur la vérité de l’hy-pothèse Neutonienne , l’attraction qu’exerce le corps réfringentsur le rayon de la lumière , et qui est la cause de la réfraction,n’agit que perpendiculairement à la surface de ce corps , et parconséquent ne change en rien la vitesse de ce rayon dans lesens parallèle.

Il y a encore une supposition nécessaire dans l’explication deDescartes , pour rendre raison de l’approche du rayon vers laîerpendiculaire , lorsqu’il passe d’un milieu plus rare dans undus dense. Descartes prétend que la lumière pénètre plus faci-einent ce dernier que le premier , et il en donne une raisonplus ingénieuse que solide ; il attribue cet effet à la différentecontexture des corps plus denses, qui fait que leurs pores sontplus dégagés d’obstacles que ceux.des corps plus rares ; de sorte,dit-il , que de même qu’une boule roulera avec plus de facilitésur un plan bien dur et bien uni, que sur un tapis , ainsi lalumière se portera avec plus de facilité à travers les pores d’uncorps dur et solide , qu’au travers de ceux d’un autre qui l’estmoins. Descartes ne s’est encore ici trompé que dans l’explica-tion , et non dans le fait. Les physiciens modernes pensentcomme lui , et d'après Neuton , que la lumière se meut plusrapidement dans les milieux plus denses , mais par des raisonsdifférentes ; c’est que son mouvement est accéléré à l’approchede la surface de ces corps par l’attraction qu’ils exercent sur elle.

Les réflexions que nous venons de faire montrent qu’en nesuivant que les principes mécaniques employés par Descartes ,son explication étoit sujette à de grandes difficultés. Ainsi l’onne doit point s’étonner qu’à l’exception de ceux qui faisoientprofession d’être ses disciples , celte explication, quoique vraiedans le fond , ait trouvé peu d’approbateurs : elle fut le sujetd’une contestation qui faillit à devenir querelle entre lui d’uncôté , et Fermât et Hobbes de l’autre. Ce dernier éleva d’abord

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