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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Lrv. V. 573à sa quatuor jovis Satellitibus , &c. , où i] confirme la décou-verte de ces petites planètes par Galilée.

L’invention du Telescope occasionna le traité de Dioptrique,que Kepler publia en 1611 , sous le titre de Dioptrica , ( Prague ,1611, iu-4 0 . ). Nous en avons parlé au long dans le livre pré-cédent , et avec l’éloge qu’il mérite ; nous nous bornons par lamême raison à citer ici sa Stereometria Doliorurn , qui parut àLintz en i 6 i 5 .

En 1616, Kepler publia des Épliémérides , qu’il continuajusques en 1 636 ; il ne put se dispenser d’y insérer, suivantl’usage , quelques prédictions astrologiques ; il n’ajoutoit pasgrande foi à cet art trompeur ; mais il disoit, en badinant,qu il falloit que la sœur bâtarde nourrît la sœur légitime.

On vit paroître , en 1618 , les trois premiers livres de sonEpitome astronomiae copernicanae ( Lincii , i/z-8°. ) , qui furentsuivis en 1621 des V , Vl et VII , et en 1622 du IV e . (le tout a étéréimprimé à la fois en i 63 o ). Cet ouvrage contient l’expositiondu système de 1 Univers , les raisons sur lesquelles Kepler l’éta-blit , et une foule de conjectures hardies , dont les unes ont étévérifiées dans la suite , et les autres sont le produit d’une ima-gination ardente et exaltée. Il tenoit en effet encore à ses pre-mières idées archétypes et harmoniques , et il en donna unepreuve nouvelle eu 1619 , en publiant ses Harmonices mundilibri V, geometricus , architechtonicus , harmonicus, psycholo-glcus et astronomicus ( hindi, 1619, in-f. ), qui sontune suite etun développement de son Mysterium costïiographicum , et parconséquent aussi peu fondes. Mais si les écarts d’une imagi-nation hardie et étayée d’une foule de connoissances profondesen tout genre , peuvent former un spectacle intéressant et cu-rieux , c’est dans ce livre qu’il faut le chercher.

Kepler donna aussi cette même année ses trois livres sur lescomètes, de cometis libri Hl. ( dug. Vind. 1619, in- 4 °. );il y examine la nature , l’origine, le mouvement et les pronos-tics de ces astres. Un s’étonne ici que la voie d’analogie qui leconduisit d’autres fois si heureusement, ne lui ait pas fait soup-çonner la forme elliptique très-alongée de leurs orbites. Il lesfait mouvoir dans des lignes droites , et en fait des productionsnouvelles qui se dissipent après un certain temps; il les placecependant, ainsi que les nouvelles étoiles dont on a parlé,savoir celles de 1072 et de i 6 c 6 beaucoup au-dessus de la sphèrede la lune , et quelques années après , savoir en i 6 i 5 , il prit àcet égard, dans un écrit, intitulé Hyperaspistes Tychonis contràScip. ( laramontium {Francf. 1626 , in- 4 0 .), la défense de Tychoet de Galilée contre le professeur Clararnonti , de Padoue , péri-patéticien endurci qui faisoit profession de combattre toutesIonie II. M m