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Tome second.
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■? 7 4 HISTOIRE

les découvertes de l’astronomie moderne , et qui avoit écrit

contre Tyclio.

Enfin, parurent en 1627 les fameuses Tables Rudolphines( Tabulae Rudolphinae , < 5 cc. Ulrnae, 1627 , in-f. ), ainsi nom-mées du nom de son protecteur , l’einpereur Rodolphe II ; cosont de toutes les anciennes celles qui reposent sur les plussolides fondemens , et il est encore des cas où elles s’écartentpeu des phénomènes.

L’année 1629 produisit encore deux écrits de Kepler ; l’un estune réponse , de peu de conséquence aujourd’hui , à une lettrede Jacques Bartschius son gendre , médecin et astronome ;l’autre, son Admonitio ad astronornos , de miris ac raris , antiii 63 i , phenotnenis nempe IMercuriit ac Veneris in Soient in-cursu. Celui de Mercure eut lieu et fut observé par quatre astro-nomes , comme on le verra en son lieu ; mais celui de Vénusfut attendu en vain , et l’on sait aujourd’hui qu’il n’arriva pointpour aucun endroit de la terre.

Je me contente d’indiquer encore un des écrits de Kepler ,qui a rapport à l’astrologie , dont il n’étoit pas parfaitementdésabusé. Il est en allemand, et est intitulé Tertius interveniens ,dus ist IVamung, &c. Il y joue le rôle de médiateur entre deuxpersonnes , dont l’une donne trop à cette vaine science , et l’autrelui paroît la mépriser trop. Quelques lettres de Kepler et sa brouil-lerie avec un ancien ami et condisciple dont il avoit dressé l’horos-cope fort défavorable , prouvent que les plus beaux génies ne sontpas à l’abri de foiblesses et de préjugés ; c’est ainsi que Tychorentroit chez lui et n’en bougeoit plus de la journée , quand àsa première sortie de son château il avoit rencontré un lièvre.

Je ne dois pas oublier que Kepler fut le premier qui, avecson gendre Bartschius, accueillit la découverte des logarithmes ,et les lit connoître à l’Allemagne ; mais on a donné sur celadans le premier livre de cette partie des détails suftisans, et quime dispensent d’y revenir.

On a encore de lui un ouvrage sur la chronologie , sous letitre de Eclogac chronologicae , et enfin son Somnium seu deastronomie Lu/iari , ouvrage posthume que publia son fils LouisKepler , en 1604 ; c’est une fiction où cet astronome s’occupedes phénomènes qui se présenteroient à un observateur trans-porté sur la lune , ou à ses habitans , s’il y en a. Ces phéno-mènes sont fort singuliers, et l’aspect du ciel n'y ressemble enrien à celui dont jouissent les habitans des planètes principalesen effet, la lune regardant toujours la terre par une de scs faces ,elle ne fait dans le mois qu’une révolution sur son axe , ce quifait que le jour entier ou le nicthymère y est de près d’un mois,Le soleil est quinze jours sur l’horizon d’un habitant lunaire ,