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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. V. a 85et l’on a reconnu qu’à quelques irrégularités prè9 , sa périodeest de treize mois. M. Kirch l’a fixée plus exactement à quatrecent quatre jours et demi (1).

M. iVlaraldi a découvert en 170.4 dans l’Hydre une étoile sem-blable aux précédentes (-a) ; elle avoit été vue , à la véiité, parHevelius et Montanari en 1662 et 1672 , mais sans qu’ils crussentvoir une étoile particulière. Ce que celle-ci a de remarquable ,c’est que le temps de son apparition n’est guères que de quatremois ; elle en reste environ vingt sans paroître , de sorte quesa période entière est précisément de deux ans; elle ne surpassepas les étoiles de la quatrième grandeur , lorsqu’elle est dansson plus grand éclat.

La constellation d’Andromède a aussi ses singularités : on yobserve une étoile nébuleuse , d’un genre différent de celui desautres de cette espèce , qu’on sait n’ôtre que des amas de petitesétoiles très-voisines. Celle-ci ressemble à un petit nuage apparentà la vue simple , et au milieu duquel on apperçoit , à l’aide dutélescope , une partie plus lumineuse. Simon Matins remarquacette étoile vers l’an 1612 , et la description qu’il en donne esttrès-conforme à la vérité. M. Bouillaud ( 3 ) nous apprend cepen-dant que Marius n’est pas le premier qui l’ait vue ; il cite unmanuscrit anonyme rapporté d’Hollande par M. de Thou , etdont l’auteur , qui vivoit près d’un siècle avant Marius , avoitété témoin de ce phénomène. M. Bouillaud observe que cetteétoile 11’ayant été marquée , ni dans les catalogues anciens , nidans celui de Tycho , ni dans l ’Uranometria de Bayer , et ayantpourtant été vue dans des temps intermédiaires , il y a beau-coup d’apparence qu’elle est sujette à des apparitions et desoccultations périodiques ; ce que M. Godeffoi Kirch a confirmépar son suffrage et ses observations. Quant à la cause de cettenébulosité, nous ne saurions en assigner de plus vraisemblableque celle que soupçonne M. de Mairan dans son traité del’Aurore boréale. 11 pense que cet éclat foible pourroit bien êtreoccasionné par une immense atmosphère , semblable à celle quienvironne notre soleil , et qui cause la lumière zodiacale dontla découverte est due , comme l’on sait , à M. Cassini ; cetteconjecture me paroît tout-à fait heureuse et satisfaisante.

Après avoir vu dans le ciel des étoiles qui ont paru et dis-paru , d’autres qui ont des périodes d’occultations et d’appari-tions , il n’y aura plus de quoi s’étonner , si nous y en trou-vons qui paroissent avoir été inconnues à l’antiquité , et d’autresqui semblent être éteintes depuis quelques siècles. A la vérité ,

(1) Alise cil. Eerol. tom. III , ad (2) Mém. de l’acad. 1706, r.707.Hnn. 1710, (3) Ad Astrort. monda, duo, 6/v.