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Tome second.
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286 HISTOIRE

on n’a pas des preuves bien complexes de ce dernier fait ; maissi l’on rapproche tous les soupçons que divers astronomes enont formés , en comparant d’anciens catalogues aux. nôtres , ilen résultera une espèce de corps de preuves qui rendra ces faitsassez vraisemblables. Comme il seroit long de les rassembler ici,nous nous contentons de renvoyer au catalogue ries étoiles aus-trales de M. Hallei , qui conjecture plusieurs de ces apparitionsnouvelles ou de ces obscurcissemens d’étoiles. Mais alin de ne

f >oint anticiper sur les époques , nous reprendrons ce sujet dansa partie suivante de cet ouvrage , où nous ferons connoître lestravaux remarquables de plusieurs astronomes sur ce genre dephénomène.

I I I.

Pendant que Kepler faisoit en Allemagne les découvertes qu’ona exposées plus haut, le célèbre Galilée fleurissoit en Italie ,et par des travaux d’un autre genre ne contribuait pas moinsaux progrès de la solide astronomie. Aidé du télescope , il décou-vroit dans le ciel de nouveaux phénomènes , et quoique dansun pays où certaines circonstances redoublent l’empire des pré-jugés , il tiroit de ces phénomènes de légitimes conséquencesen laveur du vrai système de l’univers. Avant que de faire lerécit des découvertes de Galilée , disons un mot de sa personneet de sa naissance.

Galilée naquit à Pise le 18 février i 56 .j, de Vincenzio GaliJei ,noble Florentin , et de Julie Ammanati , d’une ancienne et noblefamille de Pistoye. Son père étoit un homme versé dans lessciences mathématiques , et surtout dans la théorie de la mu-sique , sur laquelle il a écrit un ouvrage que nous possédons (1).Galilée reçut une éducation proportionnée à sa naissance et auxlumières de son père. Il étoit destiné à la médecine , mais l'im-pulsion de la nature en lit un mathématicien , et dès l’année1.689 ^ obtint une chaire de professeur à Pise. Il n’y resta paslong-temps ; quelques expériences contraires à la doctrined’Aristote sur la chute des graves , soulevèrent contre lui toutela faction péripatéticienne , et l’obligèrent de quitter Pise pourPadoue où son mérite le faisoit désirer. Il y professa jusqu’en1609 ou 1610 , que ses brillantes découvertes le lirent rappelera Pise par le grand duc de Toscane , qui ne voulut pas qu’un■Etat, étranger possédât un de ses sujets aussi propre à illustrerle sien ; il t’établit comme chef et directeur des études à Pise ,où il passa le reste de sa vie à faire main-basse sur des erreurs

(0 Dialoghi délia Musica antlca è nova . Fiorenia t ij8i , in-fol.