DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Lxv. V. 3 otment de notre globe , on a encore vu, même dans ce siècle-ci ,des gens qui ont écrit pour le combattre. Tel fut toujours le sortdes vérités les mieux établies , qu’il est aussi toujours quelquesesprits faux qui s’y refusent. Un M. Marquart attaquoit Copernicen 1734, dans un livre , intitulé , de verb sy s te mate nuindi nun-quant deterni'mando , dissertatio Nie. Cupernico et Se/t. Clericcxopposita : un M. iVloller, en 1726, étoit encore plus décisif dansun livre , dont le titre est De indubio so/is motu , immotaqueTelluris quiete. Tout le monde sait que l’abbé de Brancas 11’ajamais voulu admettre le mouvement de la terre , et (pie dansses Ephéntérides et ses Lettres cosmographiques , il fait mou-voir les planètes dans des espèces d’épicycloi des revenant surelles-mêmes, et se coupant en autant de points que la terre faitde révolutions pendant que la planète en fait une. Telle seroiten effet la trace des planètes dans l'espace absolu , selon lesystème de Tycho Brahé; mais un des livres les plus singuliersà cet égard , c’est celui d’un M. Siegesbeck , qui porte pourtitre , De systematis Copernicani ol> vacillantia ni rnis J'unda-menta moæ imminente ruina ( Helnist. , 1701 , in- z|°. ). 11 fautconvenir que ce M. Siegesbeck prenoit bien son temps pourannoncer l’écroulement prochain de l’edifice élevé par Copernic.Je finis par deux attaques plus récen es intentées à Copernic;l’une par M. l’abbé de Rival , plus pieux ecclésiastique queversé en physique ; car il n’est rien de plus pitoyable que sesraisonnemens ; l’autre par un M. ou P. Cominale de Naples ,qui a écrit deux forts volumes in-rp. contre Neuton et Copernic.Ce seroit peine et temps perdus que de s’occuper davantage depareilles productions. Si l’on a vu assez récemment en Italie unmédecin , professeur d’universké ( le docteur Bonlmomo ouHuomohono ) , attaquer la circulation du sang , si i’on voit tousles jours des gens entasser , sur la quadrature du cercle , ou laduplication du cube, paralogismes sur paralogismes , doit-ons’étonner qu’une vérité, telle, que le mouvement de la terre jtrouve dans quelques esprits une résistance opiniâtre à s’y éta-blir ; il faut les livrer à leur Ibible conception. Aussi de pareilsouvrages ne trouvent-ils aujourd'hui pas même de réfutateurs.
Le système du mouvement de la terre ayant été attaqué pardes autorités théologiques , il entre aussi nécessairement dansnotre plan de les discuter , et de faire voir le peu de fondementde leur application. Cela est même d’autant plus à propos , quede l’aveu des anti-coperniciens les plus éclairés en physique ,ce sont les seules et les plus fortes armes qu’on puisse employercontre les partisans de Copernic.
Les anti coperniciens allèguent d’abord ces passages de l’Ecclé-siaste ; Geucratio advenit, generatio prœterit, terra autent in