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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Paut. IV. Liv. V. ?o^pas prétendu nous apprendre des vérités astronomiques et phy-siques , toutes les fois qu’il a été question de certains phéno-mènes , comme du lever et du coucher des astres , de leurmouvement apparent , il a dû parler comme parloit et pensoitle vulgaire , qui dans son langage , n’a égard qu’aux appa-rences, et en aucune manière à la réalité qu’il ignore. 11 n’eut puse servir d’un autre langage , sans proposer des vérités difficilesà croire ; ce qui eut jette ceux à qui elles auroient été annon-cées , dans un étonnement et dans des spéculations capables deles détourner du but que la Divinité s’est proposé en se mani-festant aux hommes par l’entremise de ses Ecritures.

On formeroit facilement un catalogue des auteurs sur l’écri-ture sainte, qui ont admis tacitement ou expressément le prin-cipe ci dessus , pour la concilier avec la saine physique , et nousdevons peu être ébranlés de ce qu’à l’exemple de St. Augustin ,plusieurs d’entre eux s’en soient écartés en bien des occasions ,guidés par les préjugés ou par l’envie de soutenir une manièrede penser qu’ils avoient sucée avec le lait. Les adversairesmême de Copernic ne font pas difficulté de recourir à ce prin-cipe toutes les fois qu’on leur rétorque quelques-uns des pas-sages nombreux qui sont contraires à certaines vérités établiesaujourd’hui. L’écriture alors s’est énoncée , disent-ils , prover-bialement , d’une manière figurée ; elle n’affecte pas une exac-titude scrupuleuse , elle se contente d’énoncer les nombresronds , écc. Us font pitié de vouloir que sur le point contesté ,on la prenne à la rigueur , et que dans d’autres cas on ne l’en-tende que d’une manière métaphorique et proverbiale.

Les partisans du sens rigide de l’écriture dans la question dumouvement de la Terre , auroient en effet quelque fondementde le maintenir , si c’étoit dans ce seul cas qu’il fallut s’en dé-partir. Mais il y a une foule d’autres passages où elle s’accom-mode visiblement , je ne dis pas à des préjugés qui , commecelui du repos de la Terre , ont quelque fondement , en ce quele contraire est une vérité sublime et très-diflicile à persuaderau vulgaire , mais à des préjugés populaires , et dont il est facilede se désabuser. Dans combien d’endroits ne parle-t-elle pasdes bouts de la Terre , des piliers du ciel , ou de ceux de laterre ? n’y lit on pas que Dieu a étendu les cieux comme uneTente ( i ) ou comme un dais ? aussi voit-on d’anciens docteursde l’église peu versés dans la physique, nier ou du moins douterque les cieux soient ronds , ou qu’ils enveloppent la terre toutà l’entour. Tels sont St. Justin , St. Ambroise , St. Chrysostome,Théodoret, Théophilacte , &c. Un voit même St. Chrysostome

(0 Isaïe) c. XL, 20 > ps. 104. a.