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Tome second.
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31 2 HISTOIRE

vateur. Kepler fait mention avec éloge de ses observations surMars , et de quelques-unes de ses idées astronomiques , sur lathéorie de la Lune ; mais il est surtout remarquable dans lesfastes de l’astronomie , par la découverte qu’il lit en i 5 q 6 del’étoile changeante du col de la baleine. Il écrivit aussi sur lacomète de 1607 , qu’il observa soigneusement ; mais revenonsaux taches du soleil.

Le second concurrent de Galilée dans cette découverte , estle P. Scheiner , jésuite; mais il nous semble que ses droits nesont pas si bien établis que ceux du précédent. Écoutons-le lui-même dans sa première lettre au sénateur d’Augsbourg , MarcVelser , qui doit être regardée comme le récit le plus naïf etle plus exact de la part qu’il a à cette découverte. Dans cettelettre , dont la date est du 12 novembre 1611 , il dit qu’il y avoitsept à huit mois que regardant le soleil au travers d’un téles-cope , il apperçut sur son disque quelques taches noirâtres ,qu’il y lit peu d’attention alors , et que ce ne fut qu’au moisd’octobre suivant, qu’ayant de nouveau contemplé le soleil, cestaches le frappèrent lui et son compagnon d’observation , etqu’après bien des raisonnemens et des examens, ils conclurentqu’elles ne pouvoient être que sur le corps du soleil ou auxenvirons. Ils réitérèrent cette observation à commencer du sloctobre , pendant le reste de ce mois et le suivant, et ils trou-vèrent que ces taches avoierit un mouvement progressif vers lebord du disque solaire , où elles disparurent successivement.

Quelqu’un s’égayant sans doute aux dépens des Péripatéti-ciens a fait le conte suivant : le P. Scheiner ayant communiquésa découverte à son provincial , celui-ci lui répondit que celane pou voit être. «J’ai lu, lui dit il, plusieurs fois mon Jlristote>3 tout entier , et je puis vous assurer que je n’y ai rien trouvé

de semblable. Allez, mon fils, ajouta-t-il, tranquillisez-vous ,« et soyez certain que ce sont des défauts de vos verres ou de33 vos yeux que vous prenez pour des taches dans le soleil. 33Quoi qu’il en soit de ce trait , le provincial du P. Scheiner nelui voulut pas permettre de divulguer sa découverte sous sonnom ; il lui laissa seulement la liberté d’en informer son ami ,le sénateur Marc Velser, magistrat d’Augsbourg. Scheiner le litpar trois lettres , que \elser lit imprimer l’année suivante 1612 ,apparemment du consentement de leur auteur , qui y gardoitl’anonyme , ou s’y voiloit sous le nom d’ Appellespost tabulant.

Velser informa Galilée dès les premiers jours de l’an 1612 ,de la découverte de Scheiner, et lui en demanda son avis. Lesparoles suivantes de sa lettre sont remarquables , et prouventqu’à la date de celles de Scheiner, il couroit déjà quelque bruitvenant d’Italie sur les taches du soleil. « Si connue je crois, dit

» Velser ,