3 i 4 HISTOIRE
deux saisons de Vannée où cela arrive ; ce sont les fins des moisde février et d’août \ bientôt après cette trace devient curviligne,et trois mois après elle est semblable à un arc qui auroit pourcorde une parallèle à l'écliptique ; à la fin de mai , la convexitéde cet arc regarde le Midi , à la fin de novembre, elle regardele Septentrion.
La considération attentive de ce phénomène a conduit à penserque le soleil a son mouvement sur un axe incliné an plan del’écliptique. En illèt, si l’on suppose cet axe tellement situé qu’àla lin des mois ue février et d’août , il soit au bord du disqueapparent du soleil , alors la trace des taches sera rectiligne ,puisque l’oeil du spectateur terrestre sera dans le plan de l’equa-teur solaire prolongé. Mais trois mois apiès il sera éleve au-dessus de cet équateur , ou abaissé au dessous , de sorte quetous ses parallèles doivent paroître curüdgnes. A l’aide d’unegrande quantité d’observations , on a découvert qu’à l’axe dusoleil décline de la perpendiculaire un plan de 1 écliptique , de7°. , et que le plan de son équateur coupe l’orbiie de la terre,
vers les dixiémes degrés des Poissons et de la Vierge , de sorteque les pôles de la révolution solaire regardent deux pointséloignés de ceux de l’écliptique de sept degrés et demi, et sontdans le cercle tiré par ces pôles et les dixièmes degrés des Gé-meaux et du Sagittaire. Quant a la durée de la révolution solaire ,les mêmes observations montrent qu’à l’égard du spectateur ter-restre , elle est de vingt oeuf jours et demi ; mais comme laterre est mobile , et va du même côté que se fait la révolutiondu soleil , il y a une réduction à taire , et l’on trouve que cetterévolution à 1 égard des fixes , ou telle qu’elle paroîtroit à la terreimmobile , est d’environ vingt-sept jours et demi.
Nous terminerons cet article relatif à Scheiner, par quelquesdétails sur sa vie et ses ouvrages. Christoj he Scheiner, né en1675 , entra chez les Jésuites en i 6 p 5 , et fut long teuij s pro-fesseur des mathématiques à lngolstadt , Gratz , et Rome ; ilmourut en i 65 o , confesseur de l’archiduc Charles On a de lui,outre sa Ilosa Ursiaa, dont on a parlé , plusieurs ouvrages ;savoir son Oca/us , ou Jundaméntum Opticurn , excellent traitéd’optique directe ; Sol eWpti.cus , où il traite du phénomène del’ellipticité apparente du soleii et de la lune , voisins de 1 ho-rizon ; liejractiones celcstes ; Eoregesis fund. Gnomonices, traitecurieux de Gnomonique ; Pantographia. Dans ce dernier ou-vrage , il décrit la construction , et montre les usages du l’au-tographe , instrument des plus ingénieux , et depuis fort connu ,dont on se sert pour copier de grand en petit, ou au contraireun dessin quelconque , sans savoir même dessiner. Cet instru-ment seul mériteroit l’immortalité de son inventeur , tant il esî