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et en différentes parties du monde ; ce n’est pas ici le lieu d’e*
F arler. Ces opérations célèbres exigent un article à part, queon trouvera dans la suite de cet ouvrage.
I X.
Il est peu d’observations plus rares que celles dont nous avonsà parler dans cet article. L’une, savoir celle du passage deMercure sous le soleil , ne peut avoir lieu qu’un petit nombrede fois dans un siècle. Depuis l’année i63i , que fut faite lapremière observation de cette espèce, on n’a pu la réitérerque quinze fois. Mais celle du passage de Vénus sous le soleil estbien plus rare. Un siècle est un espace trop court pour la voirrépéter, et depuis l’année i63ç, qu’on la fit pour la premièrefois , les astronomes n’avoient point eu le plaisir de la réitérerjusqu’en 1761. Donnons d’abord une idée de l’utilité de ce3sortes de passages , en commençant par ceux de Mercure.
Les observations de Mercure sont si rares , et se font dansdes endroits si désavantageux , que tant qu’on n’a eu que lamanière ordinaire de l'observer, on ne pouvoit avoir trop dedéfiance sur la justesse de la théorie de cette planète. Mais sonpassage sous le soleil offre le moyen de déterminer avec beau-coup d’exactitude deux des élémens principaux de cette théorie,savoir la position des nœuds et l'inclinaison de l’orbite à l’éclip-tique. En effet, il est visible que Mercure ne peut passer sousle disque du soleil, qu’aux environs de ces nœuds. Mais tandisqu’il passera sous ce disque , et qu’il paraîtra le traverser sousla forme d’une tache noire, on pourra avoir à chaque instant,et sur-tout à son entrée et à sa sortie, sa position à l’égardde l’écliptique, c’est-à-dire, sa longitude et sa latitude. Or ceschoses étant données , rien n’est plus facile que de déterminersur l’écliptique le point où sa route prolongée la rencontre ,et l’angle qu’elles forment entr'elles. On aura donc le nœudvoisin du lieu de l’observation, et l’angle de l’écliptique avecl’orbite de la planète.
L’importance de l’observation qu’on vient de décrire , avoitengagé Kepler dès le commencement du siècle , à guetter ,pour ainsi dire , Mercure sous le soleil , et il avoit cru l’yappercevoir le 2b mai de l’année 1607 ( 1 ). Ayant reçu ce jour-làl’image du soleil dans la chambre obscure, il y avoit vu unetache noire qu’il avoit prise pour Mercure, conformément aucalcul qu’il avoit fait d’après une fausse position des nœuds.
(1) Mercurius in sole , &c. Lips. 1609, in- 4?.
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