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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. V. 33tque suppose M. Leibnitz. Il fuudroit que le tourbillon lût commepartagé en diverses couches d’une épaisseur considérable , etisolées entr’elles, dans chacune desquelles les vitesses moyennesseroient réciproquement comme la racine quarrée de la distance ,tandis que les diverses couches de chacune auroient des vitessesréciproques aux distances elles-inômes. Or cela ne sauroit êtreadmis , à moins d’introduire dans la physique la licence deshypothèses les plus arbitraires. 3°. Je remarque encore que letourbillon supposé par M. Leibnitz, est entièrement inutile. Carla seule force qu’il employé , avec ce qu’il appelle l 'effort para-centrique de la planète , qui n’est que l’attraction neutoniennedéguisée , suffit pour faire décrire des orbites elliptiques.

Nous n’accumulerons pas davantage de réflexions contre lesystème des tourbillons ; celles que nous venons de faire nenous paroissent laisser aucune réponse aux partisans de ce sys-tème. Quelqu’arrangement qu’on imagine dans les couches etdans les vitesses de ces tourbillons, on ne peut venir à bout deles concilier avec toutes les lois de l’hydrostatique et de la mé-canique. En vain MM. Villemot ( i ) , de Molières ( 2 ) , de Ga-maches (3j , et l’auteur de la Théorie des Tourbillons ( 4 ) »partisans célèbres de ce système , ont ils épuisé tout leur art àen combiner toutes les parties , à imaginer de nouveaux mou-vemens , à se corriger les uns les autres ; à prévenir enfin lesobjections et à y répondre , c’est un édifice que toute l’habiletéde ses architectes ne peut soutenir. Tandis qu’on le répare d’un,côté , il menace ruine et croule effectivement d un autre. Nousne pouvons même nous empêcher de témoigner ici notre éton-nement de voir M. de Fontenelle , l'ingénieux rédacteur de l’His-toire de l’académie des sciences , publier ou laisser publier cetteThéorie des Tourbillons. Car de plusieurs questions qu’il yfait , on pourroit inférer qu’il n’avoit pas même une idée dumécanisme et de la nature des forces centrales; c’étoit cependant lemême homme qui avoit fait tant d’extraits agréables et excellensdes mémoires de l’académie sur ce sujet. Aussi aimai je à croireque c’étoit un ouvrage de sa première jeunesse , ouvrage qu’iln’avoit pu se résoudre à condamner aux flammes , et que lasuggestion de quelques amis , cartésiens incorrigibles , avoientarraché à la foiblesse de l’âge ; car M. de Fontenelle avoit alorsquatre-vingt quinze ans.

Mais admettons pour quelques instans , que le système des

(1) Nouvelle explication du mou- (3) Astron. Physique , &c. Paritévement des planètes. :.yon. 171:0. 1740 , in 4 0 .

' 2 Leçons de é'hysique. Paris. 1733, (4) Paris , 17? 3 ‘

Mém. de l’Acad. V]?>à.

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