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Tome second.
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33 o HISTOIRE

rentes parties du tourbillon dans le sens du rayon du parallèle,ou si l’on veut , du rayon même du tourbillon. Mais il n’y ena aucun dans la di ection perpendiculaire à ce rayon ; toutesles parties tendent à remonter vers l’équateur sans être contre-balancées par un tffort contraire et égal , ce qui ne peut man-quer de mettre le désordre dans ce tourbillon , et de le détruire.Il semble même suivre de là qu’un tourbillon sphérique est abso-lument impossible ; aussi ce paroît être le sentiment de M. d’A-Jembert dans l’ouvrage que nous avons cité plus haut. La.secondedes objections dont nous venons de parler, regarde la manièredont M. Bernoulli conçoit que les planètes décrivent des or-bites elliptiques. M Bouguer montre, dans un mémoire inséréparmi ceux de l’académie en 17^1 , que les deux portions decourbe que dccriroit la planète par ses oscillations de l’aphélieau péiihélie , ne sauroient être égales et semblables.

On a encore de Jean Bernoulli une autre pièce que celleque nous avons citée plus haut , et dans laquelle en admettantles tourbillons cartésiens avec les changemens imaginés dans lapremière , il prétend déduire l’inclinaison des orbites des pla-nètes à l’équateur solaire , des seules lois de l’impulsion com-muniquée à ces planètes par le tourbillon. Mais comme il yprend pour principe , que chaque planète, la terre p>ar exemple,est un sphéroïde alongé , et que le contraire est aujourd’hui unevérité constante , il en résulte que son tourbillon et tous sesraison neniens , quelque spécieux qu’ils paroissent , sont plusingénieux que solides.

M. Leibnitz , dans un écrit inséré dans les Actes de Leipsick ,et intitulé 'Ventamen de motuum ce/estium cansis , tentoit deconcilier les tourbillons avec les phénomènes d’une autre ma-nière. il supposoit dans les différentes couches du tourbillon ,une vitesse en raison réciproque des distances, et ensuiie com-binant la translation circulaire de la planète dans ces difféientescouches , avec sa force centrifuge et une foi ce centrale qui lapoussoit ou l’attiroit vers le soleil , il réussissoit à montrer que ,si cette dernière étoit en raison inverse du quarré de la dis-tance , la planète déciiroit des aires égales en temps égaux , etune ellipse ayant le soleil à son foyer ; mais il y a contre cesystème autant de difficultés à opposer que contre le précédent.

Premièrement , un tourbillon tel que le conçoit M. Leibnitz ,ne sauroit subsister ; car la force centrifuge de chaque particulede matière y croîtioit à mesure qu’on s'approchèrent du centre.2. 0 . Ce mécanisme satisfait , à la vérité , au mouvement d’uneplanète seule considérée dans les diverses parties de son orbite ;mais si l’on compare deux planètes différentes , on trouveraque la loi de Kepler exige une circulation différente de celle