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Tome second.
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42<S histoire

est la position du centre de percussion dans le triangle tournantautour-de sa base. On le trouvera au milieu de l’axe ; car c’estle point où tombe le centre de gravité du coin retranché par^unplan passant par la base de ce triangle.

Nous n’avons considéré jusqu’ici que les centres de percussiondes figures mues en plan. Si on les supposoit se mouvoir decôté , la détermination de ces centres seroit plus difficile. Laraison s’en présente sans peine. Dans ce nouveau cas , chaquepartie de l’ordonnée de la figure a une vitesse différente , etpar conséquent fait un effort différent qui doit être estimé ,et par sa distance au point de suspension , et par l’angle quefait son bras de levier avec l’axe d’équilibre. Ainsi le problèmedevient plus compliqué : on en verra la solution lorsque noustraiterons des centres d’oscillation. En attendant , voici une re-marque qui peut servir à résoudre quelques cas de ce problème.Si l’on a plusieurs poids A, B, C (J/g. no), &c. dans un mêmeplan et mus de côté , ils agiront de même que s’ils étoient trans-portés sur l’axe d’équilibre aux points a , b , c , &c. où cet axeest rencontré par les perpendiculaires A a , B b , & c. aux brasde levier SA, SB, SC, &c. On peut conclure aussitôt de làque la circonférence d’un cercle , tournant de côté autour d’unde ses points, à son centre de percussion à l’extrémité diamétra-lement opposée. Mais en voilà assea sur le centie de percussion.Il est facile de voir , par ce que nous venons d’en dire , combienil diffère dans le fonds de celui d’oscillation , et combien setrompoient ceux qui, ayant trouvé le premier, pensoient avoirlégitimement déterminé l’autre. C’est une faute qu’ont commiseCarré , Stone , et divers autres , sans en excepter le docteurWallis, dans son traité De motu , où même il se trompe dou-blement ; car par sa méthode il détermine d’une manière er-ronée le centre de percussion des solides.

Il étoit réservé à Huygens de considérer pour la premièrefois la question des centres d’oscillation du vrai côté. Il avoitété consulté par Mersenne t lorsque ce Père la proposa. Maistrop jeune encore , et ne faisant que d’entrer dans la carrièredes mathématiques , il la trouva au dessus de ses forces , etne sachant par où l’attaquer , il y renonça. Dans la suite , ayantimaginé son application du pendule h régler le temps , ce pro-blème se présenta de nouveau à lui. Il s’y appliqua avec denouvelles forces , et ce qui lui avoit d’abord échappé ne se refusaplus à ses efforts. Il découvrit un principe propre à la détermi-nation de ces centres , ce qui le mit en possession de la bellethéorie qu’on lit dans la quatrième partie de son Horoll. oscil-la torium.

Le principe fondamental de la théorie d’Huygens est celui-ci.