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Tome second.
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46z HISTOIRE

résistance , et particulièrement de celle on la suppose enraison doublée de la vîtesâe , qui est la plus conforme aux loi»de lhydraulique. Voici quelques-unes des conséquences les plusimportantes de cette dernière hypothèse.

Lorsquun corps poussé avec une vitesse une fois impriméepénètre un milieu qui résiste suivant la loi que nous venonsde dire , sa vitesse diminue , à la vérité , mais moins rapidementque dans lhypothèse précédente , et lespace quil décrit du-rant le temps infini quil faut pour le réduire au repos, nest pluslimité , mais infini. Lorsque le milieu résistoit en raison simpledes vitesses , les temps écoulés étant représentés par les abscissesdune logarithmique , les vitesses qui leur répondoient létoientpar les ordonnées continuellement décroissantes , et lespaceparcourir létoit par laire comprise entre la première et la der-nière ordonnée , mais dans lhypothèse présente , cest une hy-perbole rapportée à son asymptote , qui sert à représenter lestemps, les vitesses et les espaces. Les temps sont comme lesabscisses prises à commencer de quelque distance du centre ;les vitesses suivent le rapport des ordonnées , et les espacescelui des aires coriespondantes. Delà suit que lespace parcourudans cette hypothèse durant un temps infini , quoiquavec unevitesse continuellement décroissante est infini. Car dans lhy-perbole , lespace renfermé entre la courbe et lasymptote pro-longée indéfiniment, est infini ; au lieu que dans la logarith-mique , il est limité. On pourvoit examiner de même ce quiarriveroit dans dautres hypothèses quelconques. Varignon lafait avec beaucoup détendue , et même une prolixité superfluedans les mémoires de lacadémie de lannée 1707. Comme lachose est facile lorsquon est en possession du principe , nousnous en tiendrons à lindiquer ici au lecteur.

Un problème qui se présente encore dans celte hypothèsede résistance , cest celui de déterminer les diverses circonstancesdu mouvement dun corps projetté perpendiculairement, ou quitombe verticalement par laction dune pesanteur uniforme.Neuton ne manque pas de lexaminer : il trouve que dans lepremier cas , les vitesses de projection perpendiculaire étantcomine les tangentes dun cercle de rayon déterminé , les arcsou les secteurs répondant à ces tangentes , sont comme les tempspendant lesquels ces vitesses seront détruites. Il en est à peuprès de même dans le cas des chûtes verticales. Ce sont dessecteurs hyperboliques , qui désignent les temps écoulés depuisle commencement de la chute, pendant que les vitesses acquisessont représentées par les portions de la tangente au sommetquils interceptent. Il y a donc dans le cas dune chute accé-lérée à travers un milieu qui résiste , comme nous le supposons