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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. VII. 463ici, «ne vitesse terminale à laquelle le mobile natteint jamais ,quoiquil en approche de plus en plus : car à un secteur hy-perbolique infini , ne répond quune tangente finie , puisquelleest toute comprise dans langle asymptotique. Au contraire , uncorps projeté perpendiculairement avec une vitesse quelconque,même infinie , la perdra dans un temps fini. En effet à un secteurcirculaire fini, peut répondre une tangente infinie , comme lors-que ce secteur est un quart de cercle. Ce sont des véritésqui se présentent sous lair de paradoxes , mais qui nen sontpas moins des vérités , et quil ne seroit pas difficile de dé-pouiller de cet extérieur à laide de certains développemens, sinous en avions le loisir.

11 nous faudroit maintenant parler de la courbe de projectiondans un milieu qui résiste en raison des quarrés des vitesses.Mais cette question qui nest que médiocrement difficile danslhypothèse précédente, lest bien davantage dans celle ci , etdans toutes les autres. I! suffiroit, pour le prouver, de remar-quer quelle échappa à Neuton. Au lieu de la résoudre dansla seconde section du second livre de ses Principes, l'onsattend à la trouver, il examine quelle loi de densité variable ,permettroit à un corps projetté avec une certaine force de dé-crire une courbe déterminée , et il tente par de déduire indi-rectement la solution approchée du problème. Dans une autresection , il examine quelle force centrale combinée avec unedensité variable , feroit décrire à un corps des spirales dun certaingenre autour du centre de forces. Tous ces endroits , nous le re-marquerons en passant, sont dune profondeur digne du géniede Neuton , malgré quelques fautes dinadvertence quapperçutJean Bernoulli (1) , et qui furent corrigées dans lédition deslrincipcs , faite en 1710. Mais dans cette édition même ce grandhomme ne donna point la solution du problème dont nous par-lons. Il a cependant été résolu par la suite. 11 nous suffira de direici, quayant été proposé en 1718 par Keil à Bernoulli , dansle cours de leurs querelles , celui-ci le résolut pour la premièrefois dans toute sa généralité ; nous voulons dire dans quelquehypothèse de résistance que ce soit. Nicolas Bernoulli en vintaussi à bout ; lAngleterre enfin en fournit une solution qui futdonnée par Tailor. Comme ce problème mérite une attentionparticulière, à cause de son usage dans la balistique , nousnous réservons den traiter plus au long dans la suite.

Il y a , comme nous lavons dit , sur la résistance des mi-lieux , une troisième hypothèse qui la fait proportionnelle à lasomme du quarré de la vitesse, et de la vitesse même. M. Neuton

(1) A et. Erud, 1713. Bern. Op. tcm. 1 > p. 514,