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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Lrv. VII. 4 7 3infinité de puissances sont appliquées perpendiculairement auxpoints dun filet, ou dune surface infiniment flexible, la cour-bure à chaque point est comme la puissance qui y est appli-quée ; et par conséquent le rayon osculateur à ce point est enraison réciproque de cette puissance. Cette importante véritémet presque sur le champ en possession de léquation diffé-rentielle de la courbe , et donne avec une facilité remarquablela solution de divers problèmes qui , traités suivant une autreméthode, seroient beaucoup plus embarrassans. Il faut voirdans louvrage même de M. Bernoulli lusage quil en fait pourla résolution des problèmes de la chaînette , du linge chargé deliqueur , de la voilière , &c.

Parmi les problèmes qui occupèrent les géomètres vers la findu siècle passé , il en est peu qui soient plus curieux et plusdignes de remarque , que celui de la plus courte descente. Cefut Jean Bernoulli qui proposa celui-ci (1). Deux points quine sont ni dans la même perpendiculaire , ni dans la mêmehorizontale , étant donnés, il sagit de trouver la ligne le longde laquelle un corps roulant de lun à lautre , y einployeroitle moindre temps possible. Bernoulli lui donne le nom deBrachystochrone , nom dérivé du grec (2) , et qui signifie letemps le plus court. On pourroit être tenté dabord de penserque cette ligne est la droite menée dun point à lautre ; maisnous nous hâtons de dissiper cette erreur, et la chose est facile ,à laide des réllexions suivantes.

En effet, le temps quun corps emploie à tomber dun pointà lautre, nest pas en raison simple de la longueur du cheminquil parcourt. La détermination de ce temps exige nécessaire-ment quon ait égard à la vitesse avec laquelle ce chemin estparcouru. Quelque court quil soit , si la vitesse est très-petite ,le mobile y pourra employer beaucoup de temps 5 dailleurs,cet espace nest pas parcouru dun mouvement uniforme ,mais dun mouvement continuellement accéléré ; et la quantitéde cette accélération dépend de la pente de la ligne le longde laquelle se meut le corps , et principalement de celle desparties de cette ligne il commence à se mouvoir. Une courbequi procurera au corps un commencement de chute verticale ,qui ensuite deviendra de plus en plus inclinée , pourra donclui donner une vitesse plus grande quil ne faut pour com-penser la longueur du chemin quil parcourt ; ainsi il ne doitpoint paroître étonnant quun corps qui tombe le long dunecourbe menée dun point à lautre , emploie moins de temps

(1) 4 ct. Erud. ann. 1 696.

(a) De Çpa.KVf7 or, superlatif de Gf-uzl/f, b revis , et yjovot, tempus.

Tonte IL O o o