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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. VII. 4 7 5sujet , verront clairement quil vint un peu trop tard pour êtrefondé à se mettre sur les rangs.

Le problème dont nous parlons nest pas un de ces problèmesde maximis et minimis , qui se résolvent par les méthodes or-dinaires ; il est dun genre plus relevé , et il exige plus dadresse.Comme lexpression même du temps nest pas donnée , puisquela courbe dont elle dépend est précisément ce quon cherche ,il faut recourir à un autre moyen , et cest ce quil nétoit pasaisé de découvrir. Bernoulli, lauteur du problème, en trouvanéanmoins deux solutions , lune directe , lautre indirecte ,dont nous donnerons une idée.

Dans la première de ces solutions , Bernoulli considère que ,puisque la courbe entière est parcourue dans le moindre tempspossible , il en doit être de même de chacun de ses élémens ,cest-à-dire que les deux extrémités de chacun deux restantlixes , leur courbure doit être telle que le mobile les parcouredans un moindre temps quen leur donnant quelquautre formeque ce soit ; autrement , il est évident quen substituant à cettepartie de la courbe celle qui seroit parcourue dans un moindretemps , on en auroit une autre qui le seroit encore plus promp-tement , ce qui est contre la supposition. M. Bernoulli recherchedonc , en considérant chaque portion infiniment petite de lacourbe comme un arc de cercle , quel devroit en être le rayon ,afin que le corps y arrivant avec la vitesse déjà acquise parsa chute , le parcoure dans le temps le plus court j et il trouve,à laide dune ligne de calcul, que ce rayon, qui est le rayon dela développée à ce point de la courbe , a la propriété connuede celui de la cycloïde. Ainsi il reconnut et il démontra ensuitesynthétiquement que la cycloïde étoit la courbe cherchée : ellejouissoit déjà de la propriété du Tautochronisme , c'est-à-dire,de procurer à un corps des chutes dégale durée , de quelquepoint quil partît. De sorte que voilà deux propriétés des plusremarquables, réunies dans la même courbe, et très-propresà lui confirmer son rang parmi les plus curieux objets de laGéométrie.

La seconde solution de Bernoulli procède dune manière in-directe , et qui lui fait du moins autant dhonneur que la pre-mière ; car il faut être doué dun génie extrêmement heureux,pour arriver à une question par une voie aussi détournée quecelle quil sut se frayer. Il suppose avec Fermât, Huygens , etplusieurs autres , quun rayon de lumière qui , partant dunpoint, va à un autre situé dans un milieu de différente densité ,fait toujours ce trajet dans le temps le plus court , et que savitesse dans chaque milieu est en raison réciproque de la densité.Cela étant un rayon de lumière qui traversera un milieu dont

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