DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. VIE 4 9 iprises : quoique habile homme , Borelli a quelquefois contreditcertains principes de Mécanique qu’il croyoit ne pouvoir con-cilier avec les faits (1) ,et cela l’a entraîné dans quelques erreurs.Cet ouvrage de Borelli, celui où il a étalé plus de génie, parutpour la première fois à Rome , en deux parties , l’une et l’autreposthumes , dont la première vit le jour en 1681 , et la secondeen 1682 , i/i 4 °■ 5 l a seconde est plus physiologique que méca-nique. Elles furent réimprimées à Leyde en i 685 . Il y en a euen 1743 une nouvelle édition à la Haye, en deux volumes, quiest accompagnée de notes de M. Jean Bernoulli, ce qui la rendprécieuse.
Dominique Guglielmini s’est rendu célèbre par des travauxd’un autre genre. L’extrême importance dont est en Italie laconduite des eaux et la direction des fleuves, lui lit tourner sesvues de ce côté ; et ses réllexions sur ce sujet ont donné naissanceà deux ouvrages justement réputés pour fondamentaux dans cesmatières. L’un est son Traité De aquarum fluentium mensurâ ,où il traite savamment tout ce qui a rapport à l’écoulement deseaux. L’habileté dont il lit preuve par cet ouvrage lui valut ,outre l’honneur d’être chargé de plusieurs commissions impor-tantes, une distinction flatteuse de la part de sa patrie. Bolognecréa en sa faveur une nouvelle chaire , qu’on appella d’Hydro-métrie. Ce fut pour lui un nouvel engagement de continuer sesrecherches dans ce genre , et il publia en 1697 la première partiede son célèbre livre Dalla nattera de’ Jiutni } dont la seconde
Î iarut en 1712, après sa mort. Cet ouvrage , plus original quee premier, est rempli d’une multitude de vues nouvelles , nonmoins ingénieuses qu’utiles 5 il est digne enfin d’être médité partous ceux qui , soit par goût, ou par l’obligation de leurs places,cultivent cette partie de l’Hydraulique. Nous tâcherons de jus-tifier cet éloge dans la partie suivante de cette histoire , par unprécis de ces vues intéressantes.
(i) Voyez le projet d’une nouvelle mécanique, de M. Varignon.
Fin du septième Livre de la quatrième Partie,
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