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Tome second.
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4 9 o histoire

qui ont utilement servi la Mécanique vers la lin du siècle passé.On leur doit à l’un et à l’autre des observations importantessur la force des hommes et des chevaux , le temps qu’ils peuventtravailler , la vitesse avec laquelle ils peuvent se mouvoir suivantl’effort qu’ils ont à exercer (i) , et diverses autres observationssemblables , élémens nécessaires pour juger de la possibilité etde l’effet d’une machine. On a outre cela de La-Hire un Traitéde Mécanique estimé dans son temps (2) , et qui a été insérédans le recueil des ouvrages autrefois adoptés par l’académie.O11 y remarque une démonstration neuve et très-ingénieuse dela proposition fondamentale de l’hydrostatique , savoir que lesfluides pèsent sur leurs bases en raison de leurs hauteurs , etnon de leurs masses ; et il a sur les autres livres de Mécaniquel’avantage de traiter quantité de questions de ce genre , inté-ressantes et profondes. Remarquons cependant , en faveur dequelques lecteurs , qu’un peu trop de précipitation a quelquefoisinduit M. de La Hire en erreur. On en a un exemple dans ladémonstration de l’isochronisme de la cycloïde, qu’on lit dansce livre ; elle n’est qu’un vrai paralogisme , de même que lasolution du problème de la courbe d’un rayon de lumière tra-versant un milieu inégalement dense , qu’il a donnée dans lesMémoires de l’académie , de 1702.

M. Amontons a le premier jetté quelque jour sur une théorietrès-importante de la Mécanique, savoir celle des frottemens ;mais nous nous bornons à indiquer ici ces principes de Méca-nique-pratique , nous proposant de traiter ce sujet avec plusd’étendue dans la partie suivante de cet ouvrage.

Je n’ai plus à parler que de deux mécaniciens , qui mettrontfin à cet article ; ils sont tous les deux Italiens. L’un est Jean-Alphonse Borelli , fort connu par ses divers ouvrages mathé-matiques, et surtout par celui De motu aniinaüum ( 3 ). Ce livreeut un grand succès , et en effet son auteur y déployé beaucoupd’art et de sagacité dans l’examen qu’il fait du mécanisme ducorps humain , et dans les conjectures qu’il forme sur les vuesdifférentes du créateur dans l’arrangement et le rapport desparties de cette merveilleuse machine. Un précis de quelquesendroits choisis de ce livre seroit extrêmement curieux 5 mais ,à notre grand regret, nous sommes contraints de le supprimer.Cet ouvrage , au reste , n’est pas entièrement exempt de mé-

(1) Ment, de l’acad. 1699 et 1705.

(2) Paris , 1695, in- 4 0 .

(3) Joa. A!ph. Borelli , &c. De motuanimaliuni , opus posthumum dttabuspartibus constans , quarum primade motionibus conspituis anitnalium

nempe extemiruni partium. et artuurnjîexionibus , et tandem de gressu ,volatu , natetu et eerumi annexis.Rornae , 1681 , in- 4°. Pars uhcra inqua de causis motus muscu-larurn , &c.

Ibid. 1682, in- 4 0 .