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Tome second.
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5 o 8 HISTOIRE

On a enfin, daus le recueil de .ses œuvres posthumes un Traitédes ( ouronnes et des Partielles , phénomènes que personnen’avoit encore réussi à expliquer. Huygens le fait avec assezde succès ; il en trouve la cause dans des gouttes de neige sphé-riques ou cylindriques, environnées d’une couche d’eau ou deglace transparente , qui flottent dans l’air ; et la manière assezsatisfaisante dont il déduit delà les phénomènes singuliers dedivers parhé'ies extraordinaires , donne à son explication unegrande vraisemblance.

Après les écrits rie Huvgens sur la Dioptrique , un des meil-leurs ouvrages sur le meme sujet , est la nouvelle Dioptrique(new Dioptrick ) de M. Molineux , qui vit le jour en 1690 ,in- 4 0 . Il y règne beaucoup de tnmplicité et de savoir. Les Frag-mens de Dioptrique , de M. Hcard , publiés la même annéeparmi les mémoires de divers académiciens , méritent aussiattention. On a fait cas des E/cmens latins de Dioptrique et deCatoptrique , que David Grégory donna en 1 6q5. Ils ont étéréimprimés en 1735, augmentés d’un curieux appendix , con-tenant diverses lettres de Jacques Grégory son oncle , et dejNenton , sur le télescope à réflection. La Synopsis Optica ,du Père Fabri, seroit un ouvrage utile par sa clarté et sa pré-cision , si son auteur, à son ordinaire trop précipité , n’avoitpas donné dans plusieurs lourdes erreurs. La Dioptrique ocu-laire et la vision parfaite, du P. Chérubin d’Orléans, Capu-cin , sont les deux tomes d'un ouvrage curieux pour les artistesopticiens. Dans le dernier , ce P. tâche de mettre en honneurson telescope binocle, invention déjà proposée par son confrèrele père de Rheita : On peut voir ce que nous en avons dit à lafin de l’article V du livre 111. Je me borne à citer les titres dequelques autres livres d’Optique , comme le Nervus Opticus ,du Père Traber; Y Oeuf us artijicialis , de Zalin , &c. Ces livres,de même que divers autres que j’omets , n’ont rien de remar-quable que quelques curiosités optiques. Je passe à des chosesplus intéressantes qu’une pareille énumération.

Vers ce temps, nous voulons dire peu après le milieu du dix-septième siècle , on travailloit de toutes parts avec ardeur àperfectionner les moyens que l’Optique nous fournit , soit pourpénétrer dans les cieux , soit pour reconnoître les plus petitsobjets de la nature. Eustache Divini, en Italie, se fit une granderéputation dans ce genre ; Catnpani néanmoins le surpassa parl’excellence et la longueur de ses télescopes. Ce furent ces ins-trumens qui montrèrent pour la première fois à IM. Cassini lesdeux lunes les plus voisines de Saturne. Ils furent faits par ordiede Louis XIV, et il y en avoit un de cent trente , un de centcinquante, et un troisième de deux cent cinq palmes de foyer ,