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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. VIII. 5 i 3dont parle le P. Schot dans sa Magia naturalis , qui brûloità quinze pas ; et nous lisons dans les Transactions Thiloso-]thiques , n°. 6, qu’il avoit cinq palmes , ou près de trois piedset demi de diamètre. Un autre article des Transactions (voyezn°. 40.) nous apprend que Septala avoit formé le projet d’enformer un autre de sept pieds de diamètre , peut-être doit-on.lire sept palmes. Mais on 11e sait point , ou du moins je netrouve nulle part, quel a été le succès de cette entreprise.

Vers le même temps , il sortoit des mains d’un artificier deLyon , nommé Villete , un miroir qui l’emporte , à certainségards , sur celui de Septala. Il n’avoit que trente pouces delargeur, mais comme il étoit portion d’une sphère plus petite,savoir seulement de douze pieds de diamètre, il brûloit à troispieds , et son foyer , qui n’étoit que de la largeur d’un demi-louis de ce temps , étoit beaucoup moindre , à proportion desa surface , que dans celui du savant Milanois, de sorte quela chaleur y étoit considérablement plus grande. Aussi produi-soit-il des effets singuliers , tels que de fondre ou percer en

{ )eu de secondes les métaux que la chymie met le plus diffici-etnent en fusion ; de vitrifier en aussi peu de temps les pierresou les terres sur lesquelles le feu a le moins de pouvoir, commeles creusets , &c. (1) Villette en fit dans la suite un autre dequarante-quatre pouces de diamètre, qui fut acheté par le land-grave de Hesse ; et j’ai oui parler d’un troisième porté parTavernier aux Indes , et donné à l’empereur des Mogols. Lepremier que Louis XIV avoit acquis , est aujourd’hui dans lecabinet du jardin des Plantes , à Paris.

Mais quelque remarquable que soit ce miroir , il est encoreau-dessous de celui que fit Tschirnhausen , vers 1687. Celui-ciavoit près de trois aunes de Léipsick, c’est-à-dire, quatre piedset demi de diamètre, et il brûloit à la distance de douze pieds.II n’étoit point fait comme les autres , d’une mixtion de mé-taux fondus, mais d’une lame de cuivre de l’épaisseur de deuxfois le dos d’un couteau , ce qui le rendoit loger , eu égard àsa grandeur, Ses effets étoient prodigieux ; il mettoit sur lechamp le feu au bois , il fondoit les métaux en peu de se-condes , et il n’y avoit pas jusqu’à l’atniante , qu’on réputéinaltérable au feu , qu’il ne changeât en verre (2).

Cependant l’incommodité qu’on éprouve à se servir d’un mi-roir caustique à réllection , fit tenter à M. de Tschirnhausende se procurer des lentilles de verre de la même grandeur. Ily réussit , et il sortit enfin de la verrerie qu’il avoit établie en

(1) Trans. Phil. ann. 1665 , n°. 6. Journ. des Savans , décembre, 1C79.

(2) Act. Lips. 1687 , 1602.

Tome II.

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