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Tome second.
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5 i 6 HISTOIRE

vernent les mouvemens célestes. C’eut été sans doute le juge-ment de Platon , lui qui regardoit comme un attentat sur lesdroits de la divinité que d’entreprendre de sonder ce nrysèrede la nature (1).

Nous ne nous arrêterons pas à rassembler ici les traits quinous apprennent que les anciens connurent les phénomènes duprisme. Encore moins en tirerons-nous avec un auteur mo-derne (a) une sorte d induction pour mettre en parallèle laphysique ancienne avec la nouvelle. Connoitre un phénomène,c'est être encore bien loin de l'expliqueret c est dans la dé-couverte de la cause que consiste seulement le mérite du phy-sicien. Or il est certain que jusqu’à Neuton , les physiciens nerendirent aucune raison satisfaisante du phénomène dont nousparlons. Les uns avoient cru la trouver dans l’inégalité de l’é-paisseur du prisme, ou dans la différente situation des rayons;ce qui , suivant eux , occasionnoit une altération dans leurmouvement. C’est à quoi se réduit l’explication de Descartesqui faisoit , comme l’on sait, consister les couleurs dans unecertaine rotation des globules de la lumière : il prétendoit assi-gner des raisons pour lesquelles ce mouvement devoit être ac-céléré dans les rayons qui passoient d’un coté du prisme, etretardé dans les autres ; l’accélération de ce mouvement devoitproduire le rouge, et le retardement le bleu ou le violet. Maisces raisons sont si arbitraires, qu’il lui eût été également faciled’expliquer le phénomène , s’il eût été tout à fait contraire.D’autres philosophes les trouvoient dans un mélange d’ombre avecla lumière , mélange , dont , suivant eux , la quantité seulecomposoit les couleurs. Tous enfin s’étoient bornés à quelquesraisons vagues de cette nature , sans entrer dans aucun détail.Craignant, ce semble , de rencontrer des effets incompatiblesavec leur explication, ils s’étoient arrêtés à l’écorce du phéno-mène, loin de varier leurs expériences, seul moyen de forcer,pour ainsi dire, la natuie à lâcher son secret.

Nous devons cependant excepter de ce jugement général unphysicien et mathématicien allemand qui, dès 1648 , reconnutet annonça quelques vérités depuis découvertes par Neuton.C’est Marc Marci, auteur du livre intitulé : Tkaumantias Iris .lùber de areu celesti , deque colorurn apparentium naturd. ,ortu et causis, in quo pellucidi Opticae fontes à sud scatu-rigine , ab his vero colorigeni rivi derivantur ducibus geome-iria etphysica hernieto-peripatetica ( Prague , 1648) ( 3 ). Dans

(1) Timæus. ^ (3) Je connois encore le titre d’un

(î) Voyez l’origine ancienne de la livre d’Hodierna , chanoine sicilien , quiPhysique nouvelle. est ; Thaunantiae miraculum , seu de