DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. VIII. 5 ï 3contraire, on la voit réduite à la forme circulaire, et de courleur blanclie. 2°. Si on reçoit cette image colorée sur un grandverre lenticulaire , de sorte que toutes les couleurs aillent seconfondre en un foyer commun, voilà le blanc éclatant qui re-naît ; mais si l’on intercepte une des couleurs, ce 11’est plus dublanc , c’est un gris qui varie suivant la couleur interceptée.3 °. Si l’on présente à une couleur homogène un corps quel-conque , il la prend. A la vérité , si sa couleur naturelle estdifférente, la nouvelle dont il paroît teint, est moins éclatante.Cela vient de ce que ce corps est peu propre à réfléchir unequantité considérable des rayons de la nouvelle couleur. Je disune quantité considérable 5 en effet, il en réfléchit toujoursquelques-uns'de toutes les espèces parmi ceux, de sa couleurpropre , niais en petite quantité, ce qu’on prouve en le regar-dant au travers du prisme qui la décompose. Et c’est-là la rai-son pour laquelle il est visible , plongé dans une lumière quin’est pas de sa couleur naturelle ; car s’il ne rélléchissoit abso-lument que des rayons de cette couleur, plongé dans un rayonhomogène d’un autre , il n’cn rélléchiroit aucun , et il paroîtroitabsolument noir. Que si l’on ne parvient point à composer dublanc de plusieurs couleurs matérielles mêlées dans les propor-tions de celles de l’image colorée, il ne faut pas s’en étonner.Ces couleurs ne sont jamais ni assez intiinément mêlées, niassez éclatantes pour qu’on puisse comparer ce mélange aveccelui des rayons de la lumière même. Mais ceci appartient plutôtà la physique qu’aux mathématiques ; cette raison et la nécessitéd’abréger , me portent à renvoyer à Neuton qui dit sur cela deschoses satisfaisantes.
Quelque bien prouvée que paroisse, à ce que j’espère, à toutlecteur sensé , la théorie précédente, du moins en ce qui corn-cerne la décomposition des rayons de la lumière, leur différenteréfrangibilité , et l’inaltérabilité des couleurs produites par leprisme , ce ne fut pas sans diverses oppositions qu’elle s’établit.Lorsque l’écrit de Neuton vit le jour, le Père Pardies lit des ob-jections (1). A la vérité, sur la réponse de Neuton, ce Pèreeut la candeur rare de se rendre, et de témoigner qu’il étoitsatisfait. Mais les autres adversaires de Neuton ne se rendirentpas aussi aisément. Celui qui le fatigua le plus, lut un certainFrançois Line , du collège anglois à Liège. Ses difficultés sontdignes de celui qui , plutôt que de reconnoître la pesanteur del’air , avoit imaginé de petits cordons invisibles pour soutenirle mercure dans le tube de Torricelli. Nous remarquerons mêmecomme une singularité, qu’il ne sut jamais répéter la première
(1) Trans. Phil. n°. 81 -, &c.
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