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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. VIII. Sa 7au contact et à une grande proximité, plusieurs milliers de foisplus grande qu’à une distance perceptible, sans être néanmoinsinfime.

C’est de cette action des corps sur la lumière (quelqu’en soitd'ailleurs le mécanisme que Neuton n’exclut point) , c’est de cetteaction , dis-je , qu’il déduit les causes de la réfraction et des loisconstantes qu’elle observe. Concevons (jïg- 1 3cj) un rayon delumière qui tombe obliquement sur un milieu plus dense , etconséquemment plus attractif que celui dans lequel il se meut.Dès qu’il est arrivé à la distance où commence l’action du corpsvers lequel il s’approche , il commence par les lois du mouve-ment à changer de direction , et à décrire une courbe concavevers le milieu attirant, à peu près comme nous voyons un corpslancé obliquement vers la terre suivre un chemin concave verselle , et la rencontrer avec moins d’obliquité que s’il eut suivisa première direction imprimée. Arrivé à la surface du mêmecorps , le corpuscule de lumière continue encore à suivre unchemin curviligne et concave dans le même sens ; car il est en-core plus attiré vers l’intérieur que vers l’extérieur, jusqu’à cequ’il soit plongé d’une profondeur égale à la distance où cessel’action du milieu qu’il quitte. Alors toutes les attractions desparticules environnantes étant égales, le corpuscule de lumièrecontinue à se mouvoir par une tangente à la trajectoire ECI,et cette droite est évidemment moins oblique à la surface ré-fringente.

On vient de voir un rayon qui en se rompant s’est approchéde la perpendiculaire. Supposons , pour donner un exemple dupontraire, que ce corpuscule traverse le corps, et en sorte pour^entrer dans le premier milieu I) , voici la route qu’il tiendra.Lorsqu'il sera arrivé à une distance de ce milieu , égale à laprofondeur dans laquelle il s’y étoit plongé en décrivant la pe-tite courbe C I, il commence à en décrire une ic en sens con-traire , c’est-à-dire, convexe vers la surface ab , parce que lesdegrés d’attraction qui ont fait décrire à ce corpuscule cettecourbe CI, convexe vers A B , sont précisément égaux , et seu-lement en sens contraire de ceux qui agissent sur lui dans levoisinage de a b. La petite courbe ce décrite par le corpusculedepuis cette surface a b jusqu’au sortir de sa sphère d’activité,sera pareillement égale et semblable par la même raison à f Cdécrite en appi'ochant de AB. Enfin il s’échappera par la tan-gente er h cette courbe , tangente qu’on voit facilement êtreplus inclinée à la surface réfringente. Ainsi la réfractionl’écartera de la perpendiculaire , et si AB et a b sont parallèles ,le rayon émergent er sera parallèle à l’incident B.E; ajoutonsque sa vitesse sera la même en rentrant dans le même milieu.