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Tome second.
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5i8 HISTOIRE

Ou le voit assez évidemment dans le cas de deux; surfaces ré-fringentes parallèles AB, ab. Il est vrai que lorsqu’elles ne sontpas parallèles, la chose n’est pas aussi évidente, parce qu’alorsles inclinaisons à l’entrée et à la sortie n’étant pas les mêmes ,les courbes ECI , ice ne sont pas égales et semblables ; on ledémontre néanmoins aussi dans ce cas d’une manière qui nelaisse aucun doute.

En admettant l’explication qu’on vient de donner de la ré-fraction , on montre facilement pourquoi les sinus de l’angled’inclinaison et de l’angle rompu qu’on nomme aujourd’huid’incidence et de réfraction, sont constamment dans le mêmerapport. Neuton en donne deux démonstrations , l’une pure-ment synthétique , à la fin du premier livre de ses Principes ,l’autre dans son Optique. Clairaut a donné aussi à sa manière ,c’est-à dire, par le calcul analytique, la démonstration de cetteloi , dans un mémoire qui fait partie de ceux lus à l’aca-démie des Sciences en ijd‘d , et dont on retrouve la substancedans le commentaire sur Neuton, de la marquise du Châtelet.Il y recherche l’expression de la trajectoire décrite par un cor-puscule de lumière à l’approche d’une surface vers laquelle ilest attiré perpendiculairement*et suivant une puissance ou fonc-tion quelconque de la distance. Il détermine ensuite le rapportdes sinus d’inclinaison du premier et dernier élément de la courbedécrite par ce corpuscule pendant qu’il pénètre dans le secondmilieu ; ces deux élémens sont les deux directions du rayon avantet après la réfraction. Or il trouve que l’inclinaison primitive nechange en rien ce rapport qui ne dépend que de la vitesse durayon incident, de la loi d’attraction et de la densité du milieu.Ainsi ces choses étant toujours les mêmes, quoiqu’inconnues,tant que la réfraction se fait entre les mêmes milieux, il s’enensuit que le rapport des sinus ci-dessus doit être constant. Pas-sons maintenant à la réflection.

La réflection de la lumière ne seroit pas un sujet de diffi-culté , si elle étoit de la même natnre que celle qu’éprouve uncorps élastique et sphérique qui frappe une surface impéné-trable. Les principes ordinaires de la Mécanique seroient suf-fisans pour en expliquer toutes les circonstances; mais lorsqu’onexamine avec attention toutes les particularités du phénomène,on est conduit avec Neuton à ne plus regarder cette réflectioncomme occasionnée par le choc des particules de la lumièrecontre celles des corps. Plusieurs raisons établissent cette sortede paradoxe. D’abord nous avons des exemples d’une réflec-tion qui se fait sans que la lumière ait à rencontrer plus departies solides que dans le milieu qu’elle traverse , ou mêmesans en rencontrer aucun. Qu’on fasse tomber un rayon sur