DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. IX. S 5 jété effectué ; je n’en ai du moins jamais rencontré un seulvolume.
Ajoutons ici qu’il en a été fait un abrégé en sept volumesin- 4°. (en anglois) , dont les premiers furent donnés par Low-thorp , secrétaire de la Société royale , et les suivans par MM.Benjamin Motte et .Bircli, ses successeurs. L’arrangement enest si bizarre, qu’à chaque fois qu’on veut y chercher quelquechose, il faut en faire une nouvelle étude. Mais l’ouvrage n’enest guère moins précieux ; car on y a , à peu de chose près ,tout ce que contiennent de plus intéressant les volumes desTransactions . antérieurs à 1705. Il y a aussi une histoire par-ticulière de la Société royale de Londres par M. Birch, qui enest une sorte de supplément. Il y a peu d’années enlin qu’ona donné à Paris, en 14 volumes in-'é °., un extrait des Tran-sactions , par ordre de matières. Mais la partie mathématiqueet physico - mathématique n’y est donnée que par l’indicationdes titres des mémoires.
L’Académie royale des Sciences de Paris prit naissance en1666. Lorsqu’après la paix des Pyrénées, Colbert forma le pro-jet d’encourager les arts, le commerce et les sciences, il choisitceux qui s’étoient le plus distingués par leurs découvertes etleurs talens , pour en former un corps sur lequel le roi ver-seroit ses bienfaits d’une façon plus particulière. Ces premiersacadémiciens furent MM. de Carcavi , Huygens , Koberval ,Frenicle , Auzout , Picard et Buot , tous mathématiciens. Onleur adjoignit ensuite des chimistes, des anatomistes, &c. etle roi leur assigna une des salles de sa bibliothèque , pour ytenir leurs assemblées. Chacun sait qu’en 1699 cet illustre corpsreçut une nouvelle forme, et pour ainsi dire une nouvelle exis-tence , avec des assurances d'une protection plus marquée desa majesté. Avant ce temps, l’Académie avoit déjà publié à di-verses reprises quantité de mémoires et d’écrits qui ont été ré-digés en 10 vol. in- 4 °., et qu’on nomme les Anciens mémoiresde l’Académie. On a aussi son histoire, d’abord écrite en latinpar M. Duhamel , son secrétaire , et ensuite refaite en françoispar son célèbre successeur, M. de Fontenelle, qui y a répanduces agrémens et cette clarté qu’il savoit si bien donner aux ma-tières les plus abstraites. Personne n’ignore enlin que depuis sonrenouvellement, l’Académie a publié chaque année un volumede ses mémoires , avec leur extrait, et le récit des événemensles plus remarquables arrivés dans son sein, sous le tire à'histoire.
Le second établissement uniquement dévoué aux progrès del’astronomie , est celui des observatoires de Paris et de Gréen-wich. Ici Paris a la primauté ; à peine l’Académie des sciencesétoit rassemblée, que Louis XIV qui youloit aussi hâter le#