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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. IX. 5 9 ile mouvement des comètes , dont nous parlerons dans un desarticles suivans. Mais les mêmes raisons qui nous ont privé dela connoissance détaillée de ses inventions en mécanique, nousprivent aussi de celle de ses diverses inventions astronomiques.

X.

On peut contribuer de deux manières aux progrès de l’Astro-nomie. L’une consiste à observer assidûment les phénomènescélestes pour les transmettre à la postérité ; l’autre à combinerces observations , et à reconnoître par leur moyen les hypo-thèses les plus propres pour représenter les mouvemens desastres , et les prédire à l'avenir. Les progrès de cette dernièrepartie de l’Astronomie sont tellement liés à ceux de la pre-mière , que sans leur secours elle ne sauroit faire un seul pasassuré j en sorte qu’on ne doit guère moins de reconnoissanceà ceux qui ont laborieusement rassemblé ces matériaux précieux,qu’à ceux qui les ont mis en œuvre.

C’est principalement par des travaux du premier genre queM. Flainstead s’est rendu recommandable. Cet astronome cé-lèbre (Jean Flainstead ou Flamsteed, car on trouve son nomécrit par lui même de ces deux manières qui, suivant la pro-nonciation angloise, font également Flemstid) naquit à Denbv,dans le comté de Derby, le 19 août 1649 ( v. s.). La sphèrede Sacro-Bosco , qui lui tomba par liazard entre les mains ,décida son goût pour l’Astronomie. Il s’y adonna sans autresmaîtres que quelques livres, jusqu’en 1669 qu’il adressa à laSociété royale de Londres des éphémérides pour l’année 167o,ce qui le mit en relation avec les plus habiles astronomes dece temps. 11 continua d’observer à Denby jusqu’à la lin de1673. Il vint alors résider à Londres , où il entra dans l’étatecclésiastique , et fut pourvu d’un bénéfice. Peu après il futnommé, à l’occasion qu’on a dit dans l’article II, astronomeroyal, et directeur du nouvel observatoire élevé à Greenwich,où il ne cessa de vaquer aux observations jusqu’à sa mort. Ellearriva le 3 o décembre 1719 ( v. s. ).

Nous avons dit que c’est principalement par ses observationsque Flamstead s’est rendu recommandable. En effet, on lui doitquelque chose de plus que des observations, entre autres deuxexcellens écrits qu’il publia en 1672, sur l’ équation du temps (1),et sur la théorie lunaire d’FIorroxes (2). Ces écrits montrent qu’iln’étoit pas moins propre à la théorie de l’Astronomie qu’à la

(!) De acquatione temporis dia- ( 2 ) Inter opéra Horoccii. Lond»tribu , &c. Lond. 1672, 1/1-4°. 1679 > ^4°.