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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. IX. 6,5phique, que de prétendre que cette force ne sauroit être l’effetde quelque mécanisme particulier. Le magnétisme qui est unede ces sortes d’attractions qui s’opèrent à l’aide d’un fluide in-visible ( 1 ) , les attractions et répulsions électriques , dans les-quelles ce fluide électrique se décéle aux yeux et au tact,doivent nous inspirer une grande défiance de nos lumièressur ce sujet, et nous porter à n’aller en avant qu’avec uneextrême circonspection.

Dans tout ce qu’on a dit jusqu’ici sur le système de Puni-vers , on a supposé tacitement, comme on le fait d’ordinaire ,que le soleil seul attire à lui les planètes , et d’après ce prin-cipes, on a fait voir avec M. Neuton , que celles-ci décriventautour de cet astre des ellipses à l’un des foyers desquellesil est placé. Mais, suivant cette théorie, la gravitation est ré-ciproque; c’est pourquoi si le soleil attire les planètes, chacuned’elles l’attire à son tour, et delà naissent quelques aberrationspeu sensibles à la vérité , mais desquelles il est cependant àpropos de tenir compte ( 2 ).

Premièrement, le soleil n’est point parfaitement immobile. Enne supposant, par exemple, qu’une seule planète tournant au-tour de lui , ils décriroient l’un et l’autre dans le même temps ,et autour de leur centre de gravité commun, des ellipses sem-blables. Ajoutons-y maintenant uue seconde planète, celle-cisera attirée, et par la première, et par le soleil; c’est pourquoielle tendra à un point moyen entre deux. Ce point seroit lecentre de "gravité de ces deux corps, si l’attraction étoit pré-cisément proportionnelle à la distance. Il n’en est pas tout-à-fait de même dans la loi d’attraction réciproque aux quarrés desdistances, parce que dans ce cas un corps qui tend vers deuxautres à la fois, ne tend pas, comme dans le précédent, à leurcentre de gravité. Cependant s’il y a entre ces deux premierscorps une extrême disproportion, alors le troisième tendra sen-siblement à leur centre de gravité commun , et avec une forceréciproquement proportionnelle au quarré de la distance à cecentre. Or c’est-là le cas du soleil comparé à toutes les autresplanètes prises ensemble : sa masse surpasse tellement la leur ,comme on le fera voir bientôt, que lors même qu’elles se trouventtoutes du même côté, le centre de gravité du soleil et de tous cescorps est à peine éloigné de la surface de cet astre d’un de sesdemi-diamètres. D’un aure côté, l’attraction étant réciproque,

(1) Il me semble qu’on ne peut endouter, si l’on considère qu’un morceaude fer mis dans le seul voisinage de l’ai-mant, et restant ainsi durant un temps

convenable, acquiert la vertu magné-tique. D’ailleurs le feu interrompt ouarrête l’action du magnétisme.

(3.) Voyez Princip. Liv, 1, Sect. xr.