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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. IX. 6/ t 5

M. Vurzelbaur , observoit aussi à Nuremberg , dont il étoitlin citoyen aisé. On a de lui quelques ouvrages , entr’autresdeux, l’un intitulé : Uranies basis astronomica , seu rationessalis motus annui ex obs. secuL XV et XVll ; l’autre con-cernant la position de Nuremberg , sous le titre de UraniesNoricae basis Geog. La plupart de ses observations n’ont pasvu le jour. Au reste, M. Vulzelbaur s’est l'ait quelque tort parson opiniâtreté, à rejetter l'usage du télescope adapté au quartdu cercle. 11 est bon de le savoir pour apprécier ses observations.11 mourut en 1 yzb.

M. Limmart avoit eu , à ce qu’il paroît, pour coopérateurdans ses fonctions astronomiques, un astronome nommé Zim-mermann : car ils firent ensemble cette observation de l’occul-tation de Jupiter par la lune , qu’ils publièrent sous le singuliertitre rapporté plus haut. Zimmermann habita successivementStutgard , Nuremberg et Hambourg , où il observa et écrivitdivers ouvrages , dont un est intitulé : Scriptura Sacra-Coper-nisans. Il entreprend d’y prouver que l’écriture est plus favorableque contraire au système de Copernic ; c’est bien assez qu’ellelui soit indifférente.

La Saxe possédoit vers le même temps un astronome demérite , dans la personne de M. Gottfried Kirch ; élève d’Hc-velius dans l’art d’observer, il publioit chaque année, en Saxe,des éphémérides , à la lin desquelles il annonçoit les observationsprincipales faites l’année précédente. De quelques étoiles informesil forma trois nouvelles constellations , le globe Impérial , lesglaives électoraux de Saxe ; ce sont les armes de cet Electorat,et le sceptre de Brandebourg ; mais en général les astronomesont peu goûté ces nouvelles constellations. Sa réputation le fitappeller à Berlin par le grand Electeur Frédéric I , lorsqu’ilforma sa nouvelle académie, et fit construire un observatoire ,dont il eut la direction , sous le titre d’astronome royal. Un assezgrand nombre d’observations insérées dans les anciens mémoiresde Berlin ( Miscetlanea Berolinensia ) , et dans les actes deLéipsick, ont étéle fruit de cet établissement et l’ouvrage de Kirch.On distingue parmi ces observations , celles qu’il fit des chan-gemens de la fameuse étoile du col de la baleine , et celle dupassage de Mercure devant le soleil en 1707, qui ne fut guèrevu qu’à Berlin. M. Kirch mourut en 1710, et eut dans son fils,M. Christfried Kirch, un héritier de ses talens ; ce qui lui mérita,en 1720, la place de son père. Il mourut en 1740 , laissant, soitdans les Miscellanea Berolinensia , soit dans les Transactionsphilosophiques , des preuves de son habileté en astronomie, etde son assiduité à observer.

Nous remarquerons ici que M. Kirch, le père , sut inspirer à