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Tome troisième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. I. 7gage des anciens en géométrie est un peu familier. Cet esti-mable ouvrage parut en )685 , in-folio (1). M. de la H ire publiadepuis son traité des Epicycloïdes (2) , que nous ne donneronspas absolument comme un exemple d’élégance géométrique.Mais ses deux mémoires insérés en 1702 et 170b , parmi ceuxde l’Académie , sont mieux à cet égard. Il y traite assez élégam-ment et plus généralement toutes les courbes dont la générationpeut être conçue à l’instar de celle des conchoïdes et des épi-cycloïdes. Au reste , comme l’amour de l’antiquité est , dans lessciences comme dans les lettres , sujet à dégénérer en passionet en passion injuste , nous remarquerons que M. de la Hirefut en général peu favorable aux nouveaux calculs , du moinsà ceux qu’il avoit vus naître , comme les calculs différentiel etintégral. S’il ne donna pas dans le travers des Rolle et desGallois , qui prétendirent qu’ils étoient une source d’erreurs ,il affecta toujours de n’en faire aucun usage public , et l’on peutconjecturer, par la conduite qu’il tint lors de la querelle élevéesur ce sujet, qu’il vit avec un plaisir secret l’espèce de tempêtequ’ils essuyèrent.

Mais c’est surtout en Italie et en Angleterre que s’est con-servé le goût de la géométrie ancienne. Nous parlerons d’abordde quelques Italiens , à la tête desquels nous mettrons M. Vi-viani : car ce fut au commencement de ce siècle qu’il publiasa Divination sur les lieuæ solides d’Aristée l’ancien. 11 fautpourtant convenir que toute cette divination assez volumineuse,seroit l’ouvrage de quelques pages, étant traitée au moyen del’analyse algébrique.

Le P. Guido Grandi suivit l’exemple de Viviani , et ne parlaguère que le langage de la géométrie ancienne. Il publia en1702 sa démonstration des théorèmes d’Huygens sur la courbeLogarithmique, ou autrement nommée Logistique, simplementénoncés par ce géomètre célèbre , et laissés sans démonstration.C’est un morceau très-estimable du savoir de Grandi en géo-métrie , d’autant qu’il ne paroît pas s’être aidé des méthodesnouvelles qui, à la vérité , expédient tout cela avec bien de lafacilité. Il y a d’ailleurs dans ce livre , ainsi que dans sa lettreau P. Ceva , jésuite, qui le suit, beaucoup de considérationscurieuses et nouvelles. Ce même Père Grandi donna en 1723 àla Société royale de Londres un écrit sur certaines courbes dé-crites par un procédé géométrique dans le cercle , et qu’ilappelle Rhodonnées , à cause de leur ligure ressemblante à une

( 1 ) Sectiones conicae in novemlibros ( 2 ) Mem. de Alath. et de Physique,

distributae, tic ., t'c. , cum appendice Paris , 1694 , in- 4 0 .fie sectionibus 'conicis omnium géné-rant ) tic. Paris. 1685 , in-fol.