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Tome troisième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. E 11Géométiie ancienne, ont fait l’acquisition de ses manuscrits, etnous ont procuré cette édition, qui est en môme temps unbeau monument de typographie. Elle est enrichie de notes ,de dissertations savantes et profondes. On n’y trouve cependanrpas quelques morceaux de ce Géomètre ancien, nouvellementdéterrés en Ecosse , et que j’ai vu dans des catalogues de librairieangloise , annoncés comme publiés pour la première fois en grec, àil y a quelques années.

Ajoutons ici qu’il est encore reconnu dans les universitésangloises , qu’il n’est pas de meilleur livre pour inspirer le vraigoût de la Géométrie, que les élémens d’Euclide au moins ré-duits à ce qu’ils ont d’essentiel,comme les VI premiers livres,avec les XI et XII. Ce qui le prouve est le grand nombred’éditions de l’Euclide de Keil, à la suite duquel sont diversmorceaux très-bien faits, sur les logarithmes, et la trigonométrie.Cet ouvrage étoit devenu classique dans les universités Angloises.L’Euclide de Robert Siinson, paroît cependant l’avoir aujourd’huiremplacé. Je connois enfin, du moins par les titres, nombre detraductions angloises d'Euclidc, telle en particulier que celle deCunn, qui a eu un grand nombre d’éditions.

Lorsque les nouveaux calculs de Neuton furent attaqués parle célèbre et fougueux évêque de Cloyne, le D. Berckley, rienne contribua plus à montrer la futilité de ses objections, quele travail entrepris par M. Maclaurin. Il fit voir , en employantle tour des Géomètres anciens , que le calcul des fluxions n’éloitque la méthode d’Archimède, abrégée et dépouillée de la longuecirconlocution qu’elle exige, mais que tout Géomètre instruitsupplée facilement.il faut cependant convenir qu’à cet égard,M. Maclaurin a en quelque sorte abusé de la permission deconsolider par-là l’édifice de Neuton. Sa prolixité étoit assezsuperflue. Nous n’aurions fait en France que rire de l’attaquede cet ingénieux visionnaire, qui avoit précédemment prouvéqu’il r.’y a point de corps , et qui traitoit la géométrie desfluxions d’une coupable hérésie, et les Géomètres, d’incrédules.M. Maclaurin a donné d’ailleurs, dans ce môme ouvrage (1),des preuves multipliées de son goût pour la géométrie ancienne.Car on y trouve une multitude de choses qui paroîtroient leplus du ressort du calcul, démontrées suivant cette manièrerigoureuse ; tels sont nombre de beaux théorèmes sur les courbesdécrites par le mouvement des angles , (i) sans parler des plusbelles questions physico mathématiques, agitées dans ces dernierstemps, qui y sont souvent traitées suivant cette méthode et presquesans calcul d’une manière très lumineuse. M. Maclaurin a eu en

(2) Voyez les çrop. 18 et 26 du tom. 1 .

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1 Traité des Fluxions.